‹ La nécropole de MyrinaChapitre 186 sur 488 · Id., n · texte numérisé non relu

Id., n

LE MOBILIER FUNÉRAIRE

los ornements, spirales et cercles, sont tracés en creux dans l’émail jaune 1 ; 6° petit cylindre (haut. 0,02), en terre émaillée, semblable à la verrerie de Rhodes, orné de nervures jaunes et bleues sur fond blanc 2 ; 7° deux fragments représentant des Éros, l’un debout, l’autre couché, en terre émaillée d’une blancheur éclatante qui ressemble à de l’ivoire 3; 8° deux osselets en terre émaillée de couleur bleüe.

L’émail bleu tirant sur le vert qui caractérise la composition siliceuse dit q porcelaine cT Egypte est encore assez rare en Grèce, si ce n’est à Rhodes où les produits égyptiens ont été l’objet d’imitations nombreuses. Les fouilles de Myrina ont donné, outre quelques grains de colliers, une petite figure d’Harpocrate enfant, tenant son doigt à sa bouche4 (haut. 0m,025), en terre émaillée bleue, et un scarabée en silice vert percé d’un trou de part en part. Sur la base sont gravés quelques signes qui n’ont rien d’égyptien, mais qui trahissent, comme des objets analogues trouvés à Rhodes, une imitation sommaire des caractères hiéroglyphiques. Tous ces indices, joints à la rareté des objets de ce genre, semblent prouver que ce sont bien des importations et non des produits de l’industrie indigène.

Les petits alabastres et aryballes à panse renflée, en terre émaillée, chevronnés de blanc et de jaune sur fond bleu, que l’on appelle verreries de Rhodes à cause de leur fréquence dans les nécropoles de cette ile 5, se sont trouvés à Myrina au nombre de plus de

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