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Dans les procès-verbaux des fouilles, p. 83, n

3. Cf. Furtwaengler, Collection Sabouroff, pl. lxviii et les notes citées; Heydemann, Yasensammlung zu Neapel, n° 1212; Stephani, Vasensamml. der Ermitage, n° 2187; Antiquités du Bosphore Cimmérien, pl. 50; Arch. Zeitung, 1846, p. 216; Corp. Inscr. græcarum, n° 8497 b; Longpérier, Œuvres, t. II, p. 306 ; Benndorf, Gr. nnd Sicil. Vasenbilder, p. 52, pl. 29, 16; Merriam, American Journal of Archaeology, 1885, p. 18 et suiv.

4. Un recueil de ces graffîtes a été publié par M. Schoene, Commentationes in honorem Mommsenii, 1877, p. 619 et suiv.; cf. Birch, Ancient pottery, 2e éd., 1873, p. 330-331 et la bibliographie donnée par S. Reinach, Traité d’épigraphie grecque, p. 450.

5. Letronne, Supplément aux observations sur les noms des vases grecs, p. 18; Corpus inscr. græc., t. IV, n° 8314.

6. Cette opinion a été admise par Longpérier, Œuvres complètes, t. III, p. 330 et suiv.

notes seraient des commandes , avec l’indication du prix, se rapportant à d’autres objets qui devaient être fabriqués ou livrés ultérieurement. M. Sckoene, d’accord avec Jatta, a combattu l’explication de Letronne. Il pense, en se fondant sur sept exemples de vases où les prix sont indiqués, que les graffites peuvent se rapporter aux vases eux-mêmes; ailleurs, quand plusieurs vases sont nommés, celui qui est mentionné en tête est le vase inscrit et les autres font partie du même service. Enfin, là où les noms ne conviennent pas aux vases qui les portent, M. Scboene suppose qu’ils s’appliquent aux autres objets de la même garniture. Le graffite de Myrina s’ajoute à la liste d’inscriptions semblables dressée par M. Scboene, mais il ne paraît pas de nature à éclairer les difficultés qu’elles soulèvent.

Y. Objets divers.

Nous réunissons sous cette rubrique un assez grand nombre de menus objets intéressants par leur forme ou par d’autres particularités et qui n’ont pu trouver place dans les observations qui précèdent.

Le principe de la substitution des offrandes, dont nous avons déjà plusieurs fois constaté l’influence à Myrina, se manifeste avec évidence dans une série de petites terres cuites reproduisant l’image des objets que l’on déposait dans les tombes. Dans le cas des bijoux funéraires en or très mince, des grains de terre cuite dorés à la surface, des perles et des verreries imitant les pierres précieuses, la substitution est une sorte de fraude à laquelle les survivants ont recours pour ne pas se dessaisir d’articles de prix; mais souvent aussi elle est inspirée par la pensée de la durée éphémère des offrandes qui no seraient pas en argile ou en métal. L’objet substitué n’est plus destiné à tromper personne : il devient un véritable symbole. De ce nombre est une petite table rondo sans pieds (diam. 0m,05), où l’on

LE MOBILIER FUNÉRAIRE

reconnaît distinctement trois pyramides représentant des gâteaux, un fruit, probablement une grappe de raisin, et deux pains allongés et minces posés de part et d’autre. Une autre table du même genre (diam. 0m,095) est chargée de pommes, de raisins et d’un objet analogue à un long épi de blé1; une troisième (diam.

0m, 105) , posée sur trois pieds en forme de pattes de lion (; mensa tripes ), est ornée au centre d’une rosace et de fleurs sur le pourtour (fig. 39) 2. Tous ces objets se rapportent évidemment à la condition souterraine des morts et aux banquets funèbres dont les terres cuites ont offert aussi quelques exemples 3. Signalons à ce propos, parmi les figurines de terre cuite, un petit groupe qui représente un Eros ailé déposant un lapereau sur une table où l’on voit une grenade et une pomme4. Les fleurs et les fruits en terre cuite appartiennent à la même classe d’offrandes; ce sont des pommes, des grenades, des feuilles de lierre, des fleurs de lotus, une branche d’arbre peinte en vert, etc. 5

D’autres terres cuites rappellent ou remplacent les constructions élevées au-dessus du tombeau. Telles sont un liéroon de forme élégante, où deux colonnes corinthiennes supportent un fronton couronné d’acrotères6, une porte à deux battants surmontée d’un fronton7, un certain nombre de colonnettes doriques et corinthiennes isolées 8,

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