Cf. plus haut p
2. Dumont, Inscriptions Céramiques , p. 51. Il y signale, comme sur les pyramides, la fréquence des inscriptions TATK, TAYKY.
3. Ritschl s’est demandé (, Jahrb . des Vereins von Alterthumsfr. im Rheinlande, 1866, p. 19), si ces disques globulaires ne seraient pas les «yvôflsç, \iQoi nspLfspsïç de Chéroboscus, qui sont comparés par Aristote (de Anim. générât. I, 4, p. 717 a, 34) aux dp^iç. Cf. plus haut, p. 232, note 4.
4. Ilios, p. 940; Troja, p. 41. Cf. la dissertation de M. Schliemann, Fusaïoles et filage chez
les anciens , dans l’éd. française d ’llios, p. 934-940, où la question est loin d’ailleurs d’être traitée d’une manière complète; H. Blümner, Terminologie und Technologie der Gewerbe und Künste, t. I, p. 107-120. Le peson s’appelle en grec ou <t^ôvSxj\oç (Theophr.
Hist. Plant., III, 16, 4 ; Platon, Resp., IX, p. 616 C; Hippocrate, p. 1149, 27; Plutarque, Conviv.. 9, 14, p. 745 F ; Pollux, VII, 31; X, 125; Edict. Dioclet., XII, 5), en latin verticillus (Pline, Hist. Nat. XXXVII, 31),turbo (Catulle, 64, 314.)
5. Gross, les Protohelvètes, 1883, p. 100 : « Cette dernière hypothèse est confirmée par la découverte de plusieurs de ces objets encore passés dans la tige de bois composant le fuseau et ensuite par la ressemblance frappante qu’ils présentent avec les engins encore en usage chez les fileuses de certaines contrées. » Le Musée de Saint-Germain (salle de Mars, n° 14296) possède un fuseau en os avec le peson en terre-cuite passé dans l’extrémité qui a été trouvé dans les fouilles de la forêt de Compiègne. On voit au musée de Mayence un fuseau en os avec un peson en pierre orné de rayons (Blümner, Terminologie und Technologie, t. I, p. 120, lig. 14). Un fuseau d’ambre avec son peson a été trouvé à Veies (Archaeologia, t. XLI, pi. v et p. 206). M. Evans signale des fuseaux en bois pourvus d’un peson en os qui ont été recueillis dans les ruines d’habitations romaines d’Angleterre ( Ages de la pierre, p. 436.) Sur un vase publié par Millingen (Vases Coghill , pi. 21 ; Blümmer, Terminologie und Technologie, t. I, p. 119, lig. 13), le peson est représenté par une petite croix au bas du fuseau.
6. Chantre, Age du bronze, 1875, t. I, p. 221 : « De l’avis de la plupart des archéologues, ces disques ou ces boules étaient employés comme volants pour imprimer un mouvement durable plus accentué aux fuseaux. Dans les plus grands on a souvent (?) retrouvé le bout du bois de fuseau, mais la plupart (?) ont leur trou rempli par une sorte de corde ou matière textile tordue ou non. » M. Chantre n’indique pas la source à laquelle il emprunte ces renseignements.
dos plus anciennes avec lesquelles les peuples aryens se soient familiarisés *.
M. Sckliemann a essayé de montrer qu’à côté et en conséquence même de leur usage domestique, les posons de fuseau, comme le calathos qui servait aux fileuses et le fuseau lui-même, ont pris une signification mystique et sont devenus des symboles religieux de l’activité féminine. Les vingt mille fusaïoles découvertes à Hissarlik seraient des ex-voto à Athéna Ergané 2; nous avons vu plus haut que les pyramides ont été parfois offertes à la même divinité3. On a objecté que le grand nombre de fusaïoles trouvées à Hissarlik n’exclut nullement l’hypothèse de leur emploi comme pesons de fuseau et n’oblige pas, comme le pense M. Sckliemann, à y reconnaître dos ex-voto : elles ont été recueillies, en effet, dans les ruines de cinq villes dont la durée totale s’est prolongée pendant plusieurs siècles h Quoi qu’il en soit du cas particulier d’Hissarlik — et l’auteur de l’objection que nous venons de reproduire serait peut-être embarrassé pour expliquer la présence des signes symboliques sur ces fusaïoles — il paraît établi que ces objets, comme les pyramides, comme les haches en pierre dont il a été question plus haut, ont été à la fois et par une corrélation naturelle des objets très employés dans l’industrie et des symboles religieux 5. Les
1. Cf. Schrader, Sprachvcrgleichung und Urgeschichte, 1883, p. 398. Un voyageur danois du siècle dernier, Olaus Olavius (cité par Ritsclil, Jahrb. des Vereins, 1866, p. 9) vit encore en Islande des métiers de tisserands dans lesquels on employait comme pesons des boules de pierre irrégulières dits kliàsteine, mot que Ritsclil voudrait identifier au grec leïat.
2. Schliemann, Ilios, p. 286 : « Comme nous ne voyons que sur un petit nombre de ces fusaïoles des traces d’usure, je suppose qu’elles servaient d’offrandes à la divinité tutélaire de la ville qui pouvait bien avoir le caractère d’Athéna Ergané. » M. Schliemann dit même avoir trouvé « une fusaïole transpercée par un clou qui devait servir à la fixer au mur du temple » [Ilios, p. 644, n° 1026). L’opinion de M. Schliemann a été soutenue par M. Rivett Carnac, qui a recueilli beaucoup de fusaïoles semblables à celles d’Hissarlik à Sankisao dans le Behar et dans d’autres ruines bouddhiques des provinces nord-ouest de l’Inde. Sur un grand nombre de ces fusaïoles indoues, le décor incisé, où M. Carnac reconnaît des symboles religieux et surtout une représentation du soleil, est semblable à celui des fusaïoles troyennes (Schliemann, Ilios, p. 288; Rivett Carnac, Mémorandum on clay disks called spindle whorls, dans le Journal of the asiatic Society of Bengal, vol. XLIX, part. I, 1880.)