‹ La nécropole de MyrinaChapitre 205 sur 488 · R. Philip Greg, Archaeologia , t. 48, p · texte numérisé non relu

R. Philip Greg, Archaeologia , t. 48, p

6. Dans plusieurs pays, où le rouet a remplacé depuis longtemps le fuseau et la quenouille, des superstitions locales se sont attachées aux pesons. Dans les Cornouailles, nous apprend M. Evans ( les Ages de la pierre , trad. Barbier, p. 433), on les connaît sous le nom de pierres à

LE MOBILIER FUNÉRAIRE

emplois industriels des disques et des rondelles doivent avoir été assez nombreux, car il n’est guère do métier où l’usage des poids ne s’impose, et la dénomination collective de fusaïoles , bien que généralement acceptée, est sans doute impropre et trop étroite b Il faut remarquer encore qu’ils présentent des formes très variées, comme aussi ils ont été fabriqués avec des matières différentes, l’argile, la pierre2, le marbre3, la stéatite 4, le grès5, l’ardoise6, la corne, l’os 7, l’ivoire 8 et même le métal (bronze et plomb) 9, l’ambre et le verre10. Un grand nombre d’entre eux sont de dimensions si faibles qu’on no peut guère y reconnaître des pesons : ce sont des perles de colliers ", ou même des boutons12.

La forme des fusaïoles, comme celle des pyramides, ne doit pas avoir été indifférente à leur destination religieuse ; quelques archéologues ont même pensé que les ornements radiés qu’on constate sur les plus anciennes , le signe do la croix gammée qu’on a relevé

aiguiser des fées ou de meules des fées. Dans les parties septentrionales de la Grande-Bretagne, on leur donne le nom de roues de fées; en Irlande, on les appelle meules des fées, dans les îles d’Harris et des Lewis pierres de couleuvre ou de serpent.

L Cl'. Ilelbig, die Italiher in der Poebene, p. 83; Stephani, Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1871, p. 281; Troyon, Habitations lacustres, 1860, p. 466.

2. A Mycènes, M. Schliemann a trouvé 300 rondelles en pierre et un très petit nombre en terre cuite ( llios , p. 517). En dehors du monde gréco-romain, les fusaïoles en pierre sont les plus nombreuses.

3. Très nombreux à Carthage (Reinach et Babelon, Bulletin du Comité d’archéologie, 1886, p. 32).

4. A Hissarlik (Schliemann, llios, p. 517), en Emilie (Gozzadini, Marzabotto, p. 38, etc.)

b. Troyon, Habitations lacustres, 1860, pi. vu, n° 21 ; Evans, les Ages de la Pierre, trad.

Barbier, p. 434. Valdemar Schmidt (le Danemark à, l’Exposition universelle, 1867, p. 12) signale de larges rondelles de pierres bien polies, percées d’un trou au centre qui seraient des pesons de fuseaux destinés à fabriquer la ficelle. Les rondelles en grès trouées au centre, dont on a recueilli plusieurs exemplaires sous les dolmens, seraient des pesons pour le fil. Cf. Mortillet, Matériaux pour servir à l’histoire de l’homme, t. III, p. 295.

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