‹ La nécropole de MyrinaChapitre 212 sur 488 · Cf. Saglio, Dict. des Antiq., s. v. Cothurnus · texte numérisé non relu

Cf. Saglio, Dict. des Antiq., s. v. Cothurnus

2. Cf. Bouché-Leclercq, La divination dans l’antiquité , iv, p. 309.

4. C’est la conjecture de Stark ( Venustatuen , p. 77) d’après le texte de Pline ( Hist.nat . xxxvi, 33); elle a été adoptée par Bernouilli ( Aphrodite , p. 294). M. Furtwængler pense que ce motif peut être plus ancien qu’Apelles (Collection Sabouroff, notice de la pl. 130). Cf. Benndorf, Mittkeil. des deut. Inst, in Athen, i, p. 50; Stephani, Compte-Rendu p. 1870, p. 69 et suiv.

b. Bernouilli, Aphrodite , p. 299 et suiv.

6. Catalogue, n° 37; cf. Rhoden, Terracotten von Pompeji, pl. 38, n°2; Stephani, Compte- Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1870, pl. ni, n° 6; Martha, Catalogue des figurines en terre cuite , n® 122. Ce type s’est transmis à l’industrie gallo-romaine ; cf. Tudot, Figurines en argile, p. 27-29; S. Beinach, Catalogue du Musée de Saint-Germain, p. 115.

et, si le coroplaste n’avait pas recherché la complication de deux motifs connus, il aurait plutôt montré les deux bras élevés vers la tête, comme on le voit dans d’autres exemplaires b La présence du miroir suffisait, suivant lui, à expliquer l’attitude du bras gauche. Nous connaissons aussi par de nombreuses répliques en peinture, en marbre, en bronze et en terre-cuite, la Vénus nue au miroir; cette représentation est surtout fréquente à l’époque alexandrine 2. Le dauphin placé à droite de la déesse appartient à un type plus ancien, celui de la Vénus pudique, imitation de la statue de Praxitèle à Cnide 3 ; il symbolisait non seulement l’élément marin d’où la déesse était née, mais sa puissance amoureuse 4. La position de cet attribut offre une particularité qu’on ne trouve jusqu’à présent que dans les terres-cuites 5 : c’est la queue du dauphin qui voile la nudité de la déesse. Le caractère de Vénus pudique est très marqué sur tous les monuments de cette série et l’on ne peut voir dans ce détail qu’un artifice ingénieux de l’artiste pour remplacer le geste de pudeur que la déesse fait d’ordinaire avec sa main. Les deux mains étant occupées, il s’est servi de l’attribut pour conserver à la figure une attitude chaste. Le même compromis a été adopté dans d’autres statuettes de Myrina et de Grimée qui représentent un sujet identique ou bien la déesse avec les deux mains élevées et tordant ses cheveux 6. Est-ce une invention des coroplastes? Nous ne le pensons

1. Furtwængler, Collection Sabouroff, pi. 130; Bernouilli,/. c., p. 300 et suiv.; Longpérier, Notice des bronzes antiques du Louvre, nos 128, 131, 139 à 143, 143, 133; Sacken, Antihe Bronzen, pl. xvi, 1; pi. xxxv, 8; Collection Castellani, pl. v, n° 264.

2. Voy. par exemple Ilelbig, Wandgem. Campaniens, n° 291; Friederichs, Klein. Kunst u. Industr., n° 1928; Collection Dutuit, pl. vit; Sacken, op. I. pl. xvi, 3; xxxv, 5; Frœhner, T. cuites d’ Asie-Min., p. 13; cf. Bernouilli, op. I. p. 307 et p. 181 sur l’Aphrodite d’Arles du Louvre; Frœlmer, Notice de la sculpt. antiq. du Louvre, p. 179. L’idée de placer un miroir dans les mains de la déesse remonte à une époque ancienne (Müller-Wieseler, II, pl. 24, n° 237), mais elle est alors assise et drapée.

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