Cf. Dôtliger, Kleine Schriftcn, m, p. 69 et suiv
DESCRIPTION DES PLANCHES
asiatique, analogue à celui que nous voyons représenté ici h Cette richesse de parure convient bien au caractère religieux que nous avons attribué au prototype oriental de la figurine : on sait que des ornements spéciaux, comme le bracelet autour du bras (oj«caêoç) et la couronne à fleurons, étaient restés, à Rome, les insignes distinctifs des prêtres de la Grande Mère 2. — Pour le môme type drapé, voy. le n° 5.
3. Aphrodite au dauphin , se mirant et se coiffant. — Voy. Catalogue , n° 36. Nous avons signalé plus haut3 les nombreuses répliques auxquelles a donné naissance le célèbre type de l’Aphrodite Anadyomène, sortant de l’eau et tordant ses cheveux, créé sans doute par le peintre Apelles et peut-être transporté définitivement dans la plastique par le statuaire Polycharme 4. L’ingéniosité des artistes grecs à l’époque alexandrine s’est exercée sur ce thème gracieux et en a multiplié les variantes. Nous avons ici une combinaison de trois types différents de la sculpture classique : 1° Aphrodite sortant de l’eau, avec le dauphin à ses pieds ; 2° Aphrodite arrangeant ses cheveux ; 3° Aphrodite se regardant dans un miroir. Les deux premiers sont évidemment nés de l’imitation d’Aphrodite Anadyomène ; mais M. Bernouilli a eu raison de distinguer le geste par lequel la déesse tord ses cheveux encore humides des flots de la mer de celui qui indique un coquet arrangement de coiffure 5. La nécropole de Myrina nous a fourni quelques statuettes où l’on peut reconnaître l’attitude de Y Anadyomène 6 . La figurine reproduite ici se rapporte plutôt à la série des Aphrodites se coiffant : la déesse s’apprête à rattacher une boucle encore flottante de ses cheveux