‹ La nécropole de MyrinaChapitre 216 sur 488 · Müller-Wieseler, ii, pl. 54, n · texte numérisé non relu

Müller-Wieseler, ii, pl. 54, n

8. Ibid. î, pl. 33, n° 142 i. Rappelons qu’outre ces œuvres sculpturales si célèbres, on connaît plusieurs représentations de Niobides en terre cuite (Antiquités du Bosphore Cimmérien,

DESCRIPTION DES PLANCHES

gnet gaucho avec un geste semblable à celui de notre figurine. Nous no pensons pas que le coroplasto ait eu l’intention très nette de faire unoNiobido; mais il a du s’inspirer d’œuvres plastiques qui procédaient de cette composition. La ressemblance est également sensible dans une autre statuette de Myrina, sortie du même moule, mais dont la tête, tournée à gauche et un peu levée, a une expression douloureuse b On trouvera aussi quelque analogie entre le mouvement de tête de notre statuette et celui de la charmante figurine qui est reproduite dans la pl. xxxv, 1.

planche ni.

1. Aphrodite au bain , nue et accroupie. — Voy. Catalogue , n° 18. Nous avons signalé plus haut 2 l’intérêt de cette figurine qui est, avec celle de la pl. vm, 1, une des copies les plus fidèles de la statuaire classique. Presque tous les Musées possèdent des répliques en marbre de ce motif 3. On se fonde sur un texte de Pline 4 pour en attribuer l’invention à un sculpteur nommé. Daidalos; mais nous connaissons deux artistes de ce nom, l’un de Sicyone qui prend place dans l’école de Polyclète, au début du ive siècle, l’autre de Bithynie qui vivait probablement au me siècle. La pose un peu maniérée des exemplaires qui nous sont parvenus, l’arrangement de la coiffure avec un nœud élevé placé sur le sommet de la tête, sont des indices en faveur de l’époque alexandrine 5 ; ajoutons qu’un certain nombre de monnaies de Bithynie

pl. 81; Stephani, Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1863, pl. m, iv;p. 1868, p. 59 ;p. 1875, pl. i; Bullcttino Napolit., v, pl. 3 ; Museo ltaliano, i, pl. 5, 6; Frœliner, Terres cuites d’Asie Mineure p. 53, pl. 27). Mais aucune de ces statuettes ne présente une altitude identi jue à celle qui nous occupe.

1. Voy. notre Catalogue, n° 225; cf. Glarac, Mus.de sculpt., pl. 584, n° 1264; pl. 780, n° 1947.

2. P. 161. C’est par erreur que nous avons attribué la reproduction de ce motif à Polycharme.

3. Le plus bel exemplaire est celui du Vatican, Visconti, Mus. P io Clemcntino, I, pl. 10; Müller-Wieseler, Denkmàler d. ait. Kunst, n, pl. 26, n° 279; pour les autres cf. Bernouilli, Aphrodite, p. 314 et suiv. Au Louvre, deux statues importantes, Pane restaurée en Diane (Clarac, Mus. de sculpt., pl. 345, n° 1416), l’autre sans tète, trouvée à Vienne, d’un puissant réalisme (Rayet, Monuments de l’art antique, pl. 53; F. Ravaisson, Gazette des Beaux-Arts, 1879, p. 19, 401.)

4. Pline, Hist. Nat. xxxvi, 35. « Vencrem lavantem sese Daedalus fecit. » Sur les variantes des manuscrits, cf. Slephani, Compte-Rendu p. 1859, p. 123.

5. Cf. Starlc, Unediertc Venusstatuen, p. 78; Bernouilli, Aphrodite, p. 234; Wollers, Gipsah-

représentent la déesse dans cette attitude *. Il n’en est pas moins vrai que la Vénus accroupie se voit sur des monuments qui remontent certainement à une époque antérieure au sculpteur bithynien, en particulier sur des peintures de vases et sur des pierres gravées 2. Dans ces exemples, le caractère de baigneuse est mieux marqué par le naturel des gestes et par la chevelure qui flotte dénouée sur les épaules : on n’y sent pas la coquetterie apprêtée et la pudeur un peu affectée des statues de l’art alexandrin. M. Bernouilli divise celles-ci en deux groupes, d’après la position des bras de la baigneuse : 1° la main gauche repose sur la cuisse et le bras droit se porte vers l’épaule gauche; 2° la main gauche est placée sous l’aisselle droite et le bras droit s’élève en s’arrondissant en arrière. Dans la première attitude, le geste est simplement pudique et, comme le remarque justement M. Bernouilli, nous avons sous les yeux la Vénus de Cnide accroupie. Dans la seconde, le geste marque une action pratique : d’une main la déesse verse sur elle un flacon d’huile ou de parfums et elle se frotte de l’autre. S’il est vrai que la statuette de Myrina dérive du type général de l’Aphrodite accroupie, il faut dire aussi qu’elle ne se rapporte ni à l’une ni à l’autre série de ces statues. Les deux mains tendues en avant par un mouvement uniforme, la tête sensiblement penchée indiquent,

gusse antik. Bildwerke, p. 57 i; Furtwângler, art. Aphrodite dans Roscher, Lexicon der gr. u. rom. Mythologie, p. 418.

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