IV. Gemmes
1. Camée à Paris. La déesse s’appuie contre une fontaine; Kros pose la main droite sur la tète de lion qui verse l’eau et la main gauche sur le labrum. Chabouillel, Catal. n° 40 ; Bern. p. 334. — 2. Intaille à Paris. La déesse s’appuie de la main gauche sur un gouvernail. Catal., n° 1550; Bern. p. 334. — 3. Intaille à Paris, ébauche. Catal., n° 1551 ; Bern. p. 334. — 4. Intaille à Dresie. La déesse s’appuie sur une colonne. Hettner, Katalog, p. 101, n° 58; Pern., p. 334. — 5. Intaille à Vienne. Sacken et Kenner, Katalog, p. 435, n°386; Bern., p. 334. — 6. Pâte de verre à Berlin. La déesse est appuyée sur un gouvernail. Cades, Impronti, Vil, K, 14; Müller-Wieseler, II, 283 a; Toelken, Verzeichniss, Kl. III, n° 415; Bern.,p. 334.- 7. 8. Deux empreintes analogues dans Cades, VII, K, 12 et 13, l’une d’elles avec l’inscription Cyene. Bern., p. 334. — 9. Intaille de l'ancienne coll. Tyskiewicz; la déesse est appuyée sur un aviron. Helbig, Bullett. delT lost. 1871, p. 68. — 10. Intaille au Musée Britannique. Arch. Zeit.
dans quelques exemplaires elle s’appuie sur la jambe gauche. Le support de la figure est parfois absent *; ailleurs c’est un tronc d’arbre, une colonnette, un gouvernail, une rame, un dauphin, enfin un vase, comme dans la terre cuite de Myrina. On a remarqué qu’aucune réplique connue ne dépasse la moitié de la grandeur naturelle et on en a conclu avec vraisemblance que l’original ne devait pas être une grande statue 2.
La signification et l’origine de ce motif ont donné lieu à différentes hypothèses. Quelques-uns, se fondant sur sa fréquence dans les îles et sur les côtes de l’Archipel, y ont vu des ex-voto de marins à Aphrodite. Cette opinion ne nous paraît pas suffisamment motivée. On a ensuite discuté pour savoir si la déesse ôtait ou remettait sa sandale; il est probable que, dans la plupart des cas, elle doit être considérée comme se déchaussant, puisque l’on se déchausse facilement avec une seule main 3, mais quelques exemplaires indiquent plutôt l’explication opposée. C’est une petite question à élucider dans chaque cas particulier ; pour la figurine de Myrina, il ne semble pas douteux qu’elle se déchausse, après avoir déposé son dernier vêtement sur le rocher et le vase qui servent de support.
On s’accorde à reconnaître que l’invention de ce motif est postérieure à Praxitèle, mais les uns pensent que l’original était à Aphrodisias en Carie, dont les monnaies le reproduisent 4, d’autres qu’il se trouvait en Égypte, où les répliques en sont fréquentes 5. M. Wieseler, d’accord avec plusieurs archéologues, considère comme
1882, p. 282. Bernoulli signale au même musée plusieurs intailles représentant le même sujet (p. 334.)
Monnaies.
Monnaies de bronze d’Aphrodisias en Carie. Un Éros, debout ou agenouillé, saisit la sandale. Mionnet, III, p. 322, n° 109; Arch. Zeit. 1869, pi. 23, 5; Frôhner, Terres cuites d’Asie-Mineure, p. 22; Bern., p. 334.
1. En ce cas, le bras libre est replié pour faire contre-poids. Il est inutile de supposer que la main libre est censée dénouer un ceste qui n’existe pas ( Terres cuites d’Asie-Mineure, p.22), opinion à laquelle M. Frôhner a renoncé lui-même dans la Coll. Gréau (t. I, p. 46.) Le support manquait probablement dans l’original (Bernoulli, p. 336.)