Friedlænder, Arch. Zeit., 1870, p
5 Lenormant, Gazette Archéologique, 1877, p. 149.
DESCRIPTION DES PLANCHES
certain que l’original était en bronze *; mais il s’est produit récemment une autre hypothèse très intéressante que nous devons rappeler en quelques mots.
Pétrone fait mention d’une figure d’Apclîes à laquelle les Grecs avaient donné un surnom. Voici le texte du manuscrit 2 : Jam vero Apellis , quam Graeci monocrcmon appellant , ctiam adoravi. Plusieurs corrections ont été proposées pour l’inintelligible rnortocremon : on a successivement voulu lire monochromon (Tornæsius, 1575), monocnemon (Joseph Scaliger), monoglenon (Wustmann, Apelles , p. 107) 1 2 3. Les uns Font identifiée à l’Aphrodite Anadyomène, dont une jambe se serait effacée par l’effet de l’humidité qui l’endommagea 4 ; d’autres — M. Brunn a passé de la première opinion à la seconde 5 6 — y reconnaissent la seconde Aphrodite de Cos que la mort d’Apelles ne lui permit pas d’achever G. Une troisième opinion, mais qui n’a pas trouvé créance, relègue la peinture d’Apelles mentionnée par Pétrone au nombre des tableaux qui n’ont jamais existé 7.
M. Froehner, adoptant la correction de Scaliger, monocnemon, est entré dans une nouvelle voie. Il a supposé 8 que le tableau d’Apelles représentait une Aphrodite debout sur une jambe , motif qui aurait inspiré des répliques en sculpture comme l’Aphrodite Anadyomène du même artiste. M. Blümner, sans connaître, à ce qu’il semble, l’hypothèse de M. Froehner, a proposé de lire p.ovo/.pr^Ga et rapproché également la peinture signalée par Pétrone des statuettes qui représentent Aphrodite ôtant sa sandale9. Il est vrai que dans plusieurs
1. Müller-Wieseler, Denkmàler, 3° éd., t. II, p. 424. Cf. Bernoulli, Aphrodite, p. 336-337.