Petite statue mutilée de même provenance. Duhn, ibid
8. Bas-relief votif trouvé sur les bords de l’Eurotas, près de Sparte. Aphrodite
drapée chevauche un bouc qui galope à droite; sa main droite tient un voile qui forme nimbe derrière elle. Le bouc est accompagné d’un chevreau et la déesse de deux petits Ëros. — Dressel et Milchhoefer, Mitlheil. des d. Instit., t. II, p. 420; Hirschfeld, Bullett. dell Instit., 1873, p. 183.
9. Relief d’une boîte de miroir au musée du Louvre. Aphrodite chevauche un
bouc, avec un daim à droite et à gauche. — Furtwaengler, article Aphrodite dans le Lexikon de Roscher, p. 419 ; Bullett. dell Instit ., 1870, p. 37 ; Compte-Rendu p. 1880, p. 82.
10-12. Trois camées, l’un à Naples (Cades, xxiv, 111; Compte-Rendu p. 1869, p. 85), le second de la collection Beverley (Cades, xxiv, 110; Compte- Rendu , ibid.), le troisième à Paris, déclaré moderne par M. Stephani (Mariette, Traité des pierres gravées, II, 1, pl. xxm; Stephani, loc. cil.). 13. Cornaline de la collection des Pays-Bas. Aphrodite, assise sur un bouc au repos, essaie de ramener d’une main sur sa tète et ses épaules son vêtement tombé sur ses genoux. — Stephani, Compte-Rendu p. 1869, p. 86 L
Nous décrivons en dernier lieu le monument le plus important de cette série, dont la découverte toute récente est due aux fouilles d’Olympie. C’est une monnaie en bronze d’Elis, à l’effigie de Septime Sévère, qui porte au revers la légende HA6IC0/// et une élégante image d’Aphrodite galopant à droite sur un bouc 1 2. La déesse est complètement drapée; son vêtement, passé par-dessus sa tête, forme un voile autour d’elle. Il faut remarquer que dans les répliques énumérées plus haut, Aphrodite Pandemos ne paraît pas une seule fois nue; même dans les figurines au repos, on retrouve le détail du voile formant nimbe, qui appartient vraisemblablement à la statue originale de Scopas. Sur la monnaie d’Élis, la main gauche d’Aphrodite
1. Il ne faut pas confondre ces représentations avec celles d’Aphrodite assise sur un bélier, qui sont elles-mêmes difficiles à distinguer des images d’Hellé. Cf. Stephani, Compte- Rendu p. 1869, p. 87; Panofka, Arch. Zeitung, 1845, p. 37, pl. xxvii (= Schône, Griechische Reliefs, p. 63, n° 113 A; Helbig, Bullett. dell’ Instit., 1869, p. 131); de Luynes, Numismatique chypriote, pl. v, 3; vi, 5; Wieseler, Benkmciler, II, 85 6; Archaeol. Zeit., 1862, pl. 166.
2. Gravée dans la Festschrift en l’honneur de M. Curtius, pl. iii, 8. Cf. p. 134-135 (R. Weil.) Original à Berlin.
s’appuie sur le col de l’animal, tandis que la main droite est ramenée sur la poitrine. L’ensemble rappelle la peinture de vase du musée de Berlin (plus haut, n°4), si ce n’est que dans celle-ci le torse d’Aphrodite est découvert. M. R. Weil a déjà rapproché la monnaie d’Élis du bas-relief votif trouvé près de Sparte (n° 8) et de la terre cuite de Myrina que nous publions ici h A défaut d’une réplique du groupe de Scopas, nous en avons du moins un lointain écho.