Bernoulli, Aphrodite , p
5. — 1. Bronze de Florence. Clarac, Musée, pl. 626, fig. 1407 (—Reale Galleria, sér. IV, t. I, pl. 27.) — 2. Bronze d’Herculanum. Antich. diErcol. t. VI, pl. 17, 3 (= Bronzi, II, pl. 17); Baumeister, Denkmaler, p. 367, fig. 393. — 3. Bronze de Volaterra. Annali deW Inst. 1842, p. 50, pl. F ; Miiller-Wieseler, II, 282. — 4. Bronze de l’ancienne collection Kestner à Florence. Bull, dell' Inst., 1843, p. 88. Authenticité contestée. — 5. Bronze d’Athènes. Archaol. Anzeiger, 1863, p. 119; Arch. Zeit. 1864, p. 147, pl. 183; Wolters, Gipsabgüsse, n° 1738. — 6. Bronze du Musée Britannique. Bernoulli, Aphrodite, p. 345, 5°. Peut-être identique au n° 10. — 7. Bronze du Louvre, trouvé au Châtelet. Longpérier, Notice, p. 36, n° 161 ; Grivaud de la Vincelle, Arts et métiers , 1819, pl. 109, n° 1. — 8. Petit bronze du Cabinet des Médailles, n° 3325. — 9. Bronze de la collection Gréau, vendu en 1883 : « Belle Vénus syrienne, les bras ouverts symétriquement, comme si elle tenait son kestos. » Frühner, Catalogue, n° 923. — 10, 11. Deux figurines gravées dans le recueil de Caylus, t. VI, pl. 3 et 4; pl. 72, 4 et 5. Dans la seconde figurine, ce n’est plus une ceinture, mais une bande d’étoffe qu’elle roule plusieurs fois au-dessous des seins. — 12. Bronze de la collection Gonzenbach à Smyrne. Stark, Nach dem griechischen Orient, p. 390. — M. Bernoulli signale, mais en les déclarant modernes, un bronze à Zurich et deux à Turin qui répètent le même motif (Aphrodite, p. 346.) Nous ne savons s’il faut ajouter à notre liste une figurine ainsi décrite dans le catalogue de la Collection Pourtalès (n° 262) : « Vénus debout, la jambe droite un peu fléchie et élevant ses mains, qui tenaient sa ceinture ou quelque autre attribut. » — 13. Terre cuite acéphale de Tarse, au Musée du Louvre. Bernoulli, p. 346. — 14. Terre cuite de Smyrne (?), d’un bon style. Frôhner, Terres cuites d’ Asie-Mineur e, p. 49, pl. 21. — 15. Terre cuite de Myrina, vendue avec la collection Hoffmann en 1886. « Vénus diadémée et accoudée sur un cippe. Elle a le haut du corps et la jambe gauche nus; au dessus de son bras droit, ramené sur la poi-
Le motif d’Aphrodite au strophium se rapproche de celui d’Aphrodite ceignant le baudrier de Mars, auquel se rapportent peut-être les vers de Christodore qu’on a quelquefois voulu appliquer au premier des deux h II parait assez douteux, vu la petite dimension de toutes les répliques, que le motif de notre terre cuite ait été traité par la grande sculpture. L’original, qui a été imité fort librement, appartient probablement au me siècle.
6. Aphrodite drapée et debout , les jambes croisées. — Yoy. Catalogue , n° 30. Cette charmante figurine est presque identique à une statuette du Musée de l’Ermitage, achetée à Kertchen 1879 et publiée par M. Stephani 2. Le motif des jambes croisées, qui donne à la composition un caractère de placidité pleine de grâce, paraît isolément dans la sculpture grecque du ive siècle et se généralise après l’époque de Praxitèle 3. Mais l’art grec ne le prête pas indistinctement à tous les types mythologiques; on ne trouve jamais Zeus, ni Hadès, ni Déméter, ni Héra dans cette attitude, dont l’élégance familière et un peu nonchalante implique un certain laisser-aller. A l’époque hellénistique et romaine, elle est souvent attribuée aux personnifications, telles que Securitas , Libertas , Providenlia 4, aux Muses et aux divinités éponymes des villes, telles que Myrina sur la hase de Pouzzoles,
trine, on aperçoit le kestos qu’elle s’occupe à placer sous les seins. » Signé I6PG0NOC Frohner, Collection Hoffmann, n° 25. — 16. Terre cuite de Myrina (?), actuellement dans la collection Gréau. Aphrodite, nue jusqu’à mi-corps, attache son strophium. Cette figure fait partie d’un groupe dont les éléments sont authentiques. Frohner, Collection Gréau, p. 92 et pl. H4. — 17. Terre cuite d’Asie-Mineure (?). Aphrodite mettant le strophium est groupée avec une suivante, qui tenait peut-être un miroir; un Éros est assis sur ses genoux. Cartault, Collection Lecuyer, notice O4. — 18. Camée onyx de Florence. Zannoni, Reale Gallena, sér. v, t. i, pl. 8, n° 1. — 19. Monnaie de Domitien; au revers VENUS FELIX. Longpérier, Notice des bronzes, p. 37, n° 161.
1. Cf. sur ces monuments Bernoulli, Aphrodite, p. 345, 348; Frohner, Notice de la sculpture au Musée du Louvre, p. 191; Müller-Wieseler, Benkmdler, pl. xxv, 272 f. Les vers de Christodore sont dans ses "E x©p«o-£iç, 99-100. Le terme de xéoroç qu’il emploie est certainement impropre.
2. Stephani, Compte-Rendu de Saint-Bétersbourg p. 1880, p. 116; Atlas, 1880, pl. v, n° 7.
3. L’attitude des jambes croisées aété particulièrement étudiée par M. Stephani, qui a réuni de très nombreux monuments où elle se présente. Cf. Stephani, Ber ausruhende Herakles, p. 173 et suiv.; Compte-Rendu p. 1870, p. 186; 1872, p. 218; 1874, p. 6; 1875, p. 45, 73, 101 ; 1876, p. 208; 1877, p. 172; 1880, p. 116. Voir aussi S. Reinach, American Journal o f archæology, 1885, p. 321; Furtwængler, Collection Sabouroff, notice de la planche 77; Clarac, Musée, pl. 476, 679, 687, 691, 703-705, 708, 710. Les répliques du type d’Aphrodite dans la même attitude sont énumérées par Bernoulli, Aphrodite, p. 188 et suiv.
4. Voy. les références dans Stephani, Ber ausruhende Herakles, p. 175.
DESCRIPTION DES PLANCHES
figure que nous avons reproduite plus haut *. La main droite de notre Aphrodite, passée derrière son dos, est aussi un motif qui ne devient fréquent qu’à l’époque hellénistique, en particulier dans les statues d’Éros et d’Héraklès2; il est beaucoup plus rare dans les figures féminines, surtout dans les œuvres de la grande sculpture3.
La petite caryatide sur laquelle est appuyée Aphrodite est considérée par M. Stephani comme le « démon féminin » nommé tantôt Genetyllis, tantôt Eileithyia4, que l’on trouve associé de cette manière avec Aphrodite et Artémis. Le caractère commun de ces supports féminins, c’est leur apparence archaïque qui contraste avec le style tout à fait libre des figures auxquelles ils servent d’appui 5. Cette particularité nous fait préférer l’interprétation proposée par Millingen 6, d’après lequel l’image de la déesse, rajeunie et comme modernisée par l’art, s’appuie sur une idole archaïque qui conserve le souvenir de son aspect plus ancien. Une statuette de Vénus découverte à Pompéi 7 s’appuie de même sur une petite idole qui ne peut représenter qu’Aphrodite elle-même, sous les traits bien connus que lui prêtaient les sculpteurs avant Phidias 8.
Le Musée de Vienne a acquis en 1884 une statue en marbre d’Artémis découverte à Larnaka de Chypre 9 qui n’est pas sans analogie avec la figurine de Myrina. L’une et l’autre remontent sans doute à des créations originales de l’époque et de l’école de Praxitèle.
L Voy. la fig. 1, p. 53. Ce rapprochement a déjà été indiqué par M. Stephani, loc. cit ., p. 176, note 4.
2. Stephani, Ber ausruhende HeraJiles, p. 178; Compte-Rendu p. 1862, p. 16; 1867, p. 102; 1860, p. 160; 1870, p. 186; 1873, p. 9.
3. Stephani, Op. laud., p. 179, note 14. On pourrait ajouter maintenant de nombreuses figures d’Hygie en bas-relief.
4. Stephani, Compte-Rendu p. 1873, p. 10-16; 1875, p. 74; 1876, p. 195-205; 1880, p. 117. Cf. Archæologische Zeitung, 1880, pl. 17; Schneider, Jahrbuch dcr œsterreich. Kunstsammlungen, 1885, pl. i, et la notice tirée à pari, p. 8 et suiv. Gerhard proposait pour ces figures le nom de Vénus Proserpina, Akademische Abhandlungen, t. II, p. 304 et suiv.
5. Voyez les notices de la pl. vii, n° 6; pl. xxvm, n° 1 ; pl. xliv, n° 6.