‹ La nécropole de MyrinaChapitre 258 sur 488 · Müller-Wieseler, l. c., n · texte numérisé non relu

Müller-Wieseler, l. c., n

chlamyde couvrant les jambes; on n’en trouve guère d’exemples que dans les terres cuites1. La bandelette, qui ceint le front et dont les bouts retombent sur chaque épaule, est la \titpa qui fait souvent donner à Dionysos le nom de [UTpïicpopoç : les anciens lui attribuaient, comme aux couronnes de fleurs 2, la vertu de calmer les maux de tête causés par le vin et de dissiper les vapeurs de l’ivresse 3.

2. Aphrodite se coiffant et groupée avec Eros. — Voy. Catalogue , n° 46. Le socle porte au revers la signature de l’artiste Spintbax 4 5. Deux figurines nous ont déjà offert le sujet d’Aphrodite se mirant \ Ici, le miroir, au lieu d’être tenu par la déesse elle-même, lui est présenté par Eros qui se met à la hauteur convenable en montant sur un socle. Nous connaissons plusieurs répliques d’un sujet analogue en marbre 6 : Eros debout à côté de la déesse lui tend un objet qu’on a restauré de diverses manières (une torche, une épée, etc.); il est probable qu’on doit de préférence supposer un miroir. C’est le sujet qu’on voit représenté sur une pierre gravée trouvée en Crimée7 et sur des fresques de Pompéi8. Les groupes de marbre que nous avons cités offrent de plus une grande analogie de costume et d’attitude avec la terre cuite de Myrina; la déesse y est nue, sauf une draperie ramenée sur la jambe droite et cachant la nudité; la jambe gauche reste nue et fléchit. Le mouvement des bras est seul différent : dans les statues, c’est la main droite abaissée qui soutient la draperie; dans le groupe de Myrina, c’est la main gauche qui va chercher la draperie sur la jambe droite, en coupant le corps d’une ligne raide dont l’effet n’est pas gracieux.

La coiffure volumineuse à côtes que porte la déesse présente

1. Cf. les deux groupes de notre pl. xxv. Le même costume est donné à une Bacchante dans une terre cuite attribuée à Corinthe; Carlault, Collection Lecuyer, pl. QL

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