‹ La nécropole de MyrinaChapitre 259 sur 488 · Pl ii, n° 3; pl. vi, n · texte numérisé non relu

Pl ii, n° 3; pl. vi, n

6. Clarac, Mus. de Sculpt., pl. 609, n° 1349; pl. 614, n° 1363; pl. 626 A, n° 1363 A.

7. C. Rendit de Saint-Pétersbourg p. 1871 , Atlas, pl. vi, n» 30. La déesse est nue et se coiffe des deux mains.

8. Ilelbig, Wandgemalde Campaniens, nos 60, 63, 293, 305, 1283 b. Dans une terre cuite de Berlin, Eros, groupé avec Aphrodite, tient aussi le miroir; mais il ne le présente pas à la déesse; Furtwængler, Collection Sabouroff, pl. 133, n° 1.

DESCRIPTION DES PLANCHES

un arrangement qui est devenu une mode fréquente, à l’époque impériale, dans la toilette des femmes *. Nous avons là une nouvelle raison de fixer l’époque de nos terres cuites à une période peu éloignée de l’Empire, c’est-à-dire aux deux premiers siècles avant l’ère chrétienne1 2. Sur le miroir qu’Éros tient dans une boîte à couvercle toute ouverte, voyez la notice de la pl. xi, n° 4.

3. Dionysos nu, serrant contre lui une femme drapée {Ariane ou Bacchante .) — Voy. Catalogue , n° 182. On pourrait croire qu’on s’est servi pour Dionysos du même moule que dans le groupe n° 1 : c’est la même coiffure de pampres, avec le lemnisque retombant sur les épaules, la même nébride sur la poitrine, le même geste du bras droit tenant le canthare ; mais le bas du corps est nu, ce qui indique une maquette différente. Elle est copiée sur un type plus ancien, dont l’invention paraît remonter à l’école de Praxitèle 3, Dionysos nu avec la nébride. Le groupe lui-même est une imitation libre, d’exécution fort médiocre, d’une composition sculpturale qui nous est parvenue avec quelques variantes d’attitude, mais dont l’aspect général est celui-ci : le dieu nu et debout, couronné de pampres, passe familièrement sa main gauche sur l’épaule gauche de sa jeune compagne qui est drapée 4. La nudité de l’homme, opposée au costume de la femme, est un caractère commun à ces groupes de marbre et à la statuette de Myrina 5 : il appartient évidemment au modèle original. La coiffure de pampres et de fruits que porte ici la femme la met en étroite relation avec son compagnon :

1. Voyez par exemple les bustes de Julia Mamæa (Saglio, Dict. des Antiquités, I, p. 1369, lig. 1867 ; cf. lig. 1828).

2. Nous avons donné les raisons qui nous empêchent de les attribuer à une époque plus tardive; cf. p. 107, 113, 133, 169. On ne doit pas s’étonner de trou\er en Asie des coiffures de ce genre, antérieurement à l’Empire. C’est à l’Orient que les femmes romaines ont emprunté ces arrangements volumineux; voyez par exemple les têtes chypriotes du Louvre (Heuzey, Figurines de terre cuite, pl. xvi), qui sont de la belle époque grecque et qui ont déjà des coiffures très compliquées.

3. V. la notice du n° 1. Le plus bel exemplaire de ce type est celui qui est publié dans les Monumenti dell’ Instit., 1883, pl. 31.

4. Clarac, Mus. de sculpt., pl. 683, n° 1612; pl. 690, n° 1624. Cf. le vase Borghèse, ibid., pl. 131, n° 143.

3. L’exécution de celle-ci est si grossière qu’on pourrait croire à première vue que le haut du corps de la femme est nu. Mais on remarque sur la terre de légers sillons parallèles qui me paraissent indiquer une tunique transparente et fine.

c’est, sinon Ariane elle-même, du moins une Bacchante, confidente et compagne des plaisirs du dieu.

4. Dionysos ailé , tenant une lyre posée sur une colonnette. — Yo y. Catalogue , n° 178 *. Nous avons cité cette curieuse figurine 2 comme un exemple typique du goût des coroplastes pour les figures ailées et de la formation capricieuse de certains motifs. Il ne nous a pas paru prudent d’admettre une identification entre ce Bacchus ailé et le Dionysos Psilax signalé à Amyclæ par Pausanias 1 2 3 : il l’explique comme un symbole de l’influence du vin sur l’esprit des hommes qu’il transporte et rend léger comme un oiseau. M. Braun a consacré une étude à ce type 4 et a publié une série de monuments où il reconnaît l’image du Bacchus ailé : on remarquera que, dans presque tous, les ailes sont fixées à la tête, comme celles d’Hermès à son pétase, ce qui caractérise, en effet, l’action du vin sur le cerveau. Il cite, il est vrai, deux ou trois figures où les ailes sont attachées aux épaules; mais je n’y puis voir que des représentations ordinaires d’Éros, avec le caractère bachique et la coiffure de pampres qu’il porte souvent; rien n’y indique avec précision un Dionysos 5. Je pense donc que dans la statue d’ Amyclæ les ailes étaient également placées à la tête et que la statuette de Myrina est simplement le produit d’un caprice ou d’une bizarrerie, semblable à ceux dont nous avons cité plusieurs exemples 6. La lyre elle-même paraît un emprunt aux représentations bien connues d’Apollon ; cependant on connaît , d’après les peintures de vases , plusieurs figures de Dionysos jouant de la lyre 7. Le reste du costume est analogue à celui que nous avons vu sur les précédentes statuettes (nos 1 et 3.)

1. Pour la découverte, voy. le procès-verbal du tombeau 59, p. 86.

Page 1