‹ La nécropole de MyrinaChapitre 261 sur 488 · Aphrodite, p. 184 et suiv · texte numérisé non relu

Aphrodite, p. 184 et suiv

6. Archæologischc epigraph. Mittheilungen aus Oesterreich, 1879, p. 19.

7. Pline, Ilist. Nat., xxxv, 155. Voy. la notice de la planche vin, n» 1.

DESCRIPTION DES PLANCHES

Julia, qui aurait pris à cette occasion le surnom de Yictrix. Quoi qu’il en soit de ces rapprochements qui nous éclairent sur l’importance de cette attitude dans les œuvres romaines, il est évident que nous devons rechercher plus haut l’invention du motif du personnage accoudé. Je pense qu’il faut l’attribuer à Praxitèle qui en a fait un si heureux usage dans le seul original que nous possédions de lui, l’Hermès d’Olympie *; à la même inspiration se rattache le célèbre Satyre au repos du Capitole qu’on s’accorde à reconnaître comme une copie d’une œuvre du maître 1 2. Cette gracieuse attitude a dû être vite transportée aux figures féminines dont la grâce s’accommode encore mieux de cette pose abandonnée. Dionysos, à cause de sa nature efféminée, y a -également participé et de là sont nés les innombrables monuments qui le représentent accoudé à gauche et le bras droit posé sur la tête. Le motif des jambes croisées, qui complète ce caractère de repos nonchalant, a été trouvé ensuite et paraît dater seulement de l’époque des successeurs d’Alexandre 3. L’auteur de la statuette de Myrina a suivi la tradition la plus ancienne et la plus sobre d’effets : la pose n’a rien d’abandonné, la déesse s’appuie très légèrement du bras sur le pilier, la jambe gauche fléchit à peine. Sa demi-nudité et la présence d’Éros caractérisent suffisamment sa nature divine et rendent l’interprétation incontestable. Tranquillement assis à côté de sa mère, le petit Eros ne montre pas la turbulence qui lui est habituelle sur les monuments de l’art hellénistique. D’autres figurines de Myrina4, analogues à celle-ci, lui rendent son véritable caractère : il est debout sur le pilier et essaye de grimper sur l’épaule d’Aphrodite; un autre Eros se blottit dans un coin du voile qu’elle développe en nimbe derrière elle. Deux terres cuites, l’une de Rugge, l’autre de Béotie, le montrent juché sur l’épaule ou sur le bras de la déesse 5. Enfin le plus joli motif en ce genre est fourni

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