‹ La nécropole de MyrinaChapitre 260 sur 488 · Pausanias, iii · texte numérisé non relu

Pausanias, iii

4. Kunstvorstellungen des geflügelten Dionysos , Munich, 1839. Cf. Welcker, Rheinisches Muséum, vi, p. 592 et suiv.; Roscher, Lexikon der. gr. u. rom. Mythologie, p. M52.

5. Je ne vois pas non plus de raisons d’interpréter comme Bacchus ailé un jeune homme ailé, soutenant Silène, dans un relief de terre cuite de la collection Campana ( Antiche opéré in plaslica , pl. 53.) C’est un Éros, comme ceux qu’on voit figurer souvent dans le cortège dionysiaque. Voyez la notice du nJ 1 et cf. comme sujet du même genre, Friederichs, Kleinere Kunst und Industrie , n° 3, a b.

7. Voy. les exemples cités par Thraemer dans Roscher, l. c., p. 1134.

DESCRIPTION DES PLANCHES

Pour compléter nos renseignements sur le cycle de Dionysos, nous reproduisons en vignette (fig. 41) un groupe de Myrina dont les plans heurtés et l’exécution molle ne donnaient pas de bon résultat

en héliogravure. Le personnage appartient à la série des Éros bacchants, dont nous parlions plus haut. Ils sont ordinairement caractérisés par une couronne de pampres et de baies : ici, le rôle bachique est indiqué par un lion qu’Eros saisit comme en se jouant et en courant devant lui, tandis qu’un chien, grimpé sur le dos de l’animal, lui enfonce ses crocs dans le liane h Les jeux du thiase bachique avec les animaux féroces, surtout avec la panthère, sont

\. Catalogue, n° HO. Un groupe identique de Myrina se trouve dans la Collection Gréau ,

pl. 38.

bien connus et ont fourni matière à une foule de motifs plastiques. Dans la composition de celui-ci, nous trouvons un souvenir de peintures très anciennes qui représentent la chasse du sanglier de Calydon et où figure très souvent le chien grimpé sur l’animal pour le mordre h

5. Aphrodite demi-nue , accoudée sur un pilier qui porte Éros. — Voy. Catalogue , n° 51. La statuaire antique a fourni un grand nombre de femmes drapées, demi-nues ou presque complètement nues, qui s’appuient du coude gauche sur un pilastre. On les a interprétées tour à tour comme des Aphrodites, des Muses, des prêtresses et des mortelles 1 2. A l’époque où l’on cherchait un symbolisme religieux dans chacune des attitudes plastiques, on a invoqué la nudité du haut du corps, le croisement des jambes, fréquent dans cette série, la forme du pilier, comme des preuves de la signification funéraire de ces statues 3. Il est sans doute inutile de réfuter point par point ces assertions. On a depuis, par un procédé plus rationnel, cherché à retrouver l’origine du motif de la femme accoudée dans quelque œuvre célèbre de la sculpture. Déjà Wieseler 4 le rapportait à la Vénus Victrix qui occupe une place importante dans les monnaies de la famille de César et qui doit faire allusion à un original connu. JM. Bernoulli rattache au même type une série nombreuse de statues , petits bronzes et terres cuites 5. M. Kékulé 6 en fixe la date vers l’an 44 (710 de Rome), après les batailles de Pharsale et de Munda où César voua un temple à Vénus Victrix : il serait disposé à y reconnaître en même temps la Vénus Genitrix d’Arcésilas 7, la déesse tutélaire de la famille

1. Cf. Gazette archéologique, 1881-82, pl. 29; Monumenti dell’ Inst. 1884, pl. x; Gerhard, Rtrusk. und Campan. Vasenbilder, pl. x; Furtwaengler, Vasensammlung im Antiquarium, n» 1706. Le môme détail a été conservé sur des vases à figures rouges d’époque plus récente; Millin, Galerie Mythologique, pl. 172, n° 628. Sur la transformation du sujet de la Chasse de Calydon, cf. Stephani, Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1867, p. 82 et suiv.

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