‹ La nécropole de MyrinaChapitre 274 sur 488 · Monumenli dell’ Inst., t. V (1849), pl. ix · texte numérisé non relu

Monumenli dell’ Inst., t. V (1849), pl. ix

7. Ileuzey, Figurines antiques, pl. 19, n° 2. Cf. le n° 3, masque d’Athéné avec l’égide, qui est un type funéraire beaucoup plus rare.

DESCRIPTION DES PLANCHES

l’école de Praxitèle exerce une influence décisive sur l’industrie des terres cuites. Le culte de Vénus Libitina se prête d’ailleurs à une transformation qui substitue peu à pou aux sévères images des divinités des mystères la figure plus aimable do la déesse de l’amour. Les exemplaires de Myrina appartiennent à cette nouvelle série. Au premier abord, on pourrait croire que ces femmes au visage gracieux, si coquettement coiffées et parées sont plutôt de simples mortelles que des déesses. Mais les nombreux exemples qu’on peut citer de ces bustes trouvés dans les tombeaux grecs et la filiation que nous établissons avec les masques du ve siècle prouvent que nous sommes en présence d’Aphrodite, à laquelle l’art du siècle d’Alexandre a prêté si souvent les traits d’une jeune fille 1 2. Nous connaissons d’ailleurs des monuments qui établissent la transition entre les types anciens et le motif traité à l’époque alexandrine, par exemple un charmant buste de femme , au Musée du Louvre, appartenant à la plus belle époque grecque3, et des têtes de Sicile où la déesse est encore coiffée du calatbos, par un souvenir de la tradition archaïque 4. On est frappé de la ressemblance de ces bustes estampés avec les vases en forme de têtes de femme qui ont pris un grand développement au ive siècle 5. Il est probable que ce motif a été utilisé à deux fins par les coroplastes : ils en ont fait à la fois un type religieux, spécialement réservé aux cérémonies funéraires, et un simple sujet décoratif pour les vases de toilette. Les tombes d’Italie ont fourni des bustes drapés, très semblables au nôtre, portant sur la tête le diadème peu élevé, en croissant, qui est donné si fréquemment aux déesses de l’époque gréco-romaine 6.

1. La coiffure du n° 1, fortement serrée en cône sur le sommet de la tête, est identique à celle de la pl. ni, n° 2. Comparez des terres cuites de la Cyrénaïque, d’un beau style; Heuzey, Figurines antiq., pl. 40, nos 1 et 2.

2. Cf. Furtwaengler, Collection Sabouroff, notice de la pl. 93; cf. pl. 143, n° 3.

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