‹ La nécropole de MyrinaChapitre 273 sur 488 · PLANCHE IX · texte numérisé non relu

PLANCHE IX

i. Buste d’Aphrodite nue. — 2. Buste d Aphrodite drapée. — Voy. Catalogue , nos 34 et 35 3. Le buste drapé du Louvre porte la signature de l'artiste Agestratos 4. L’usage de déposer dans les tombes des morts des masques ou des bustes, représentant des divinités protectrices, remonte à une époque très ancienne. On possède une série nombreuse de masques, dont le style indique la première moitié du ve siècle et qui reproduisent le visage de Déméter voilée 5, quelques bustes coupés à la ceinture où l’on reconnaît les traits virginaux de Coré G, et d’autres masques d’un archaïsme moins pur, mais copiés sur une figure ancienne de Dionysos barbu 7. Le rôle protecteur et funéraire de cette trinité des grandes divinités des Mystères est évident. Au ive siècle et aux époques suivantes, le même usage persiste, mais sous une forme différente. L’importance prépondérante donnée aux figures d’Aphrodite par

1. Cf. Clarac, Musée, pi. 711, n° 1693 A; pl. 726 II, n° 1711 I. Il faut peut-être restituer de même le marbre de Cherchell, Gazette Archéologique, 1886, pl. 7.

2. Pour le type idéalisé de Silène, voy. la notice de la planche xliv, n° 1.

3. Le buste n° 2, découvert par A. Ve.yries, ne fait pas partie de la Collection du Louvre et appartient au Musée de l’École d’Athènes (haut. 0,23; larg. à la base 0,22.) Mais celui du Louvre (Catalogue, n° 35) est l’épreuve d’un moule tout à fait semblable, un peu plus grand. Il est moins fin et a été restauré en partie : c’est pourquoi nous avons préféré donner una héliogravure d’après le buste d’Athènes.

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