Pour la découverte, voy. les tombeaux 113, 114, p
2. Pline, Ilist. Nat., xxxiv, 84; Overbeck, Schriftquellen, n° 1597.
3. Un marbre du Vatican, Baumeister, Denkmàler, fig. 372; un marbre du Louvre, Overbeck, Geschichte der Plastik, II, fig. 122; Bouillon, Musée des antiques , II, pl. 115.
4. Cf. Furtwaengler, Der Dornauszieher und der Knabe mit der Gans, 1876.
5. O. Jahn, Berichte der sàchsich. Geselleschaft, 1848, II, p. 49; E. Gardner , Journal of hell., Studies , VI (1885), p. 1 et pl. i; Stephani, Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1863, p. 55 et suiv. Ajoutez Heuzey, Figurines antiques de terre cuite, pl. lui, n° 4, groupe de Tarse qui a gardé du motif original une allure plus piquante que celui de Myrina; Collection Lecuyer, pl. 15, n» 3; Longpérier, Notice des bronzes, u°s 191, 192; Catalogue de la Collection Rayet, n° 119 et Gazette des Beaux-Arts, septemb. 1878, p. 369.
monuments ’. Les terres cuites grecques avec l’enfant portant un lièvre ne sont pas rares 2. Le lièvre posé sur une table à trois pieds se voit sur un relief du Louvre qui représente un repas funéraire offert à deux morts kéroïsés 3. L’attitude de l’Éros de Myrina et surtout son costume qui le rapproche des Éros funéraires dont nous parlerons plus loin 4, les fruits placés sur la table, rendent assez plausible le sens funéraire de cette composition, sans qu’on puisse affirmer cependant que le fabricant ait eu dans l’esprit une intention symbolique très précise : nous nous contentons de l’indiquer avec réserve. On peut comparer un groupe de terre cuite, trouvé en Grimée, qui représente un petit enfant accroupi sur une table à trois pieds, caressant d’une main un animal qui ressemble à un lièvre; de chaque côté sont figurés un homme drapé qui tient un oiseau et une femme drapée qui porte un vase 5 : le sens du sujet est, comme dans le nôtre, assez énigmatique, à moins d'y voir aussi un motif funéraire. Sur la table à trois pieds, voy. la notice de la pl. xix, n° 1.
3. Éros avec paon. — Voy. Catalogue , n° 116. Le paon a été connu assez tard des Grecs et est resté dans l’antiquité un animal de luxe et de curiosité G. Au temps de Périclès, un citoyen d’Athènes en possédait une paire qu’on venait voir de loin comme un objet extraordinaire7. Les Samiens en nourrissaient quelques couples dans le temple de l’Héraion : on sait que cet oiseau, dans la mythologie gréco-romaine, fut donné comme attribut à Junon qui, d’après la légende, avait placé sur sa queue les yeux d’ Argus tué par Hermès8.
L Sur le symbole du lièvre, voy. Lenormant, Monographie de la voie sacrée Éleusinienne , p. 330, 385; Stephani, Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg, p. 1862, p. 62 à 74.
2. Martha, Catalogue des fi, g. en t. cuite du Mus. de la Soc. arch. d’Athènes, u09 498, 499, 500, 815, 816 et pl. vu.
3. Glarac, Mus. de sculpt., pl. 161, n° 283 et Bouillon, Mus. des antiq., III, Cippes, pl. n, n° 23, ne reproduisent pas ce détail; Froehner, Inscriptions grecques du Louvre, n° 223, y voit deux lapins, mais cet animal est très rare sur les monuments antiques; cf. Saglio, Dict. des antiquités, s. v. Cuniculus, I, p. 1389.