PLANCHE XVII
1. Éros jouant avec une oie. — Voy. Catalogue , n° 115 f. L’invention de ce motif appartient à la sculpture alexandrine. Pline a signalé parmi les œuvres de Boëtlios, contemporain des successeurs d’Alexandre, un groupe de bronze représentant un enfant serrant par le cou une oie 2 : quelques répliques de ce sujet nous sont parvenues 3. Les coroplastes, suivant leur méthode ordinaire, ont modifié légèrement la pose et les accessoires : l’enfant devient un Éros ailé qui saisit sans violence la tête et l’aile de l’oiseau. La composition y perd quelque peu d’originalité et de piquant: l’amusante détresse du volatile qui se débat désespérément sous l’étreinte de son persécuteur, la cambrure gracieuse du corps de l’enfant qui se raidit de toutes ses forces n’existent plus. L’art industriel a estompé et affadi, en quelque sorte, l’ingénieuse composition du sculpteur qui s’exerçait surtout dans les sujets de genre relatifs à la vie de l’enfance 4. Les répliques du groupe de Boëtbos ont été plusieurs fois énumérées : celle-ci est à joindre aux listes déjà nombreuses qu’on en a dressées 5.
2. Eros drapé caressant un lièvre posé sur une table à trois pieds. — Yoy. Catalogue , n° 112. Le lièvre, comme symbole érotique et comme présent amoureux, est connu par un nombre considérable de