Pausanias, vi, 23, 4, p
2. Ibid , 23, 2, p. 51 1. M. Furtwaengler ( Éros dans le Lexikon dergr. u. rom. Mythol. de Roscher, p. 1368) rappelle que deux sources d’eau chaude, à Gadara, portaient le nom d’Éroset Antéros (Eunap. Vit. Philosoph., p. 26, édit. Steph.)
3. Müller-Wieseler, Denk. d. ait. Kunst, n, pi. 52, n° 664; Museo Borbonico, xiv, pl. 34.
4 Antike. Marmorwerke, n, pl. 5 a et 6; Baumeister, Denkmàler, fig. 541, 542.
5. Voy. Perrot et Chipiez, Histoire de l’art, ni, p. 129-131. M. Heuzey y voit un souvenir du croissant lunaire, Gazette des Beaux-Arts, 1876, ir, p. 404.
6. On voit, par exemple, des ailes recoquillées données à quelques Nikés, tandis que les autres ont des ailes ordinaires; voy. la pl. xx, n° 2 et la pl. xxi, n° 1. Cf. une peinture de Pompéi, où l’on voit des ailes ordinaires d’oiseau, des ailes de papillon et des ailes recoquillées données à des Eros; Zahn, Die schônsten Ornamente u. Gemdlde von Pompei, m, pl. 43.
7. Catalogue, n° 84. Un exemplaire sans ailes appartient à la Collection Gréau, p. 33; cf. p. 77, pl. 93, n° 4.
DESCRIPTION DES PLANCHES
palme de victoire que les deux combattants se disputent : nous assistons à une lutte en règle (7 -£kn), semblable à celles dont les gymnases étaient chaque jour témoins et qui préparaient les jeunes athlètes aux concours des grandes fêtes. L’idée de transformer en petits Éros les acteurs de ces scènes de palestre est conforme à l’esprit du temps et l’art gréco-romain a fourni un grand nombre de monuments qui représentent sous cette forme badine et gracieuse les divers jeux du cirque h La lutte, en particulier, y figure souvent, avec des attitudes très variées; quelques motifs peuvent remonter à une époque voisine du ive siècle 1 2.
5. Eros jouant- de la lyre sur un dauphin. — Yoy. Catalogue , n° 117 3. Plusieurs terres cuites de style ancien montrent assise sur un dauphin une femme drapée, coiffée du calathos, dans laquelle on peut reconnaître Aphrodite 4 ; l’histoire de la déesse sortie du sein de la mer a dû se prêter de bonne heure à une composition de ce genre. La statuaire du ive siècle n’a fait que reprendre cette tradition en montrant souvent près de la déesse nue l’animal marin 5; un petit Éros l’enfourche comme un coursier et se livre à mille ébats sur son dos. Les légendes relatives à Taras, à Mélicerte, à Hermias et à Arion 6 se sont jointes aux inventions de la poésie alexandrine 7 pour donner à ce motif une vogue universelle : peintres, sculpteurs, coroplastes, graveurs de monnaies, mosaïstes, tous l’ont répété àl’envi. Nous ne referons pas la liste de ces monuments qui est considérable 8.
1. Voy. Frœhner, Notice de la sculpt., nos 360-364; Müller-Wieseler, op. I., n, pi. 51, 52, etpassim; Helbig, Wandg. Camp., nos 787, 797, etc.
2. Gazette archéologique, 1 878, p. 115; 1883, p. 68; Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1869, pl. i, n° 29; Antiq. du Bosphore Cimmérien, pi. lxxiii, n° 8; Glarac, Mus. de sculpt., pl. 184, n° 220; Müller-Wieseler, op. L, pl. 51, n° 651; Gerhard, Antike Bildwerke, pl. 89, n° 1; Panofka, Terracotten des kônig. Mus., pl. xxxii, n° 1; Schüne, Griechische Reliefs, pl. xiv, n° 70, etc.