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3. V. Texier, Description de l’Asie- Mineure, p. 56, 58, 59; Perrot, Mission de Galatie, p. 5, 6, 1 05, 106, 112; Bull, de Corr. Hellén., IV, p. 497.
de terre; les twnuli qui remplissent la plaine de Sardes ou les environs de Kertcli en sont un curieux exemple. A Athènes même les deux procédés étaient en usage; mais, sous l’action du temps, les traces de ce second mode d’inhumation ont disparu, et, si nous voyons encore les trous creusés dans le roc de la colline des Muses et les monuments du Céramique, nous cherchons en vain les monticules de terre qui garantissaient aussi un grand nombre de sépultures. Les auteurs et les peintres de vases nous en ont pourtant gardé la preuve irrécusable. Platon, dans ses Lois, distingue nettement le monticule de terre, yû\m, des monuments de pierre, AtOiva È7îicT7)|/.aTa h Pausanias mentionne un tombeau sur la route de Corinthe qui n’avait été pendant longtemps qu’un monticule de terre et qui, sur l’ordre d’un oracle, fut orné d’une construction en pierres 1 2. Lucien, dans un de ses Dialogues , décrit l’aspect général que présente un cimetière antique avec les amas de terre, les stèles et les monuments dont il est rempli 3. Ce mode d’inhumation n’était pas toujours le moins dispendieux. Le tombeau d’Alyatte, dont parle Hérodote, n’était pas autre chose qu’une hutte de terre faite de main d’homme qui mesurait six stades de circonférence; la base en était formée de grandes pierres 4. Le tombeau de Patrocle avait également l’aspect d’un monticule dont la hase était formée par des pierres (9s;AXia) qui retenaient la terre amassée 5. Même au ve siècle ce genre de sépulture pouvait avoir des proportions assez considérables et entraîner de grandes dépenses. Le passage cité des Lois de Platon, qui restreint le luxe des constructions funéraires, permet encore d’élever un tumulus qui exige le travail de cinq hommes pendant cinq jours. On voit donc que la tombe simplement couverte de terre, et non de dalles, n’indique pas du tout que le mort appartienne à la classe pauvre. Le y&[m n’a ce-
1. Platon, Lois, XI, p. 958. XÆii/a S's p:ri yc>>vv\)vu.i û-prilorspov ïj tcévte àv<?pwv spyou h 7iév6'
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