‹ La nécropole de MyrinaChapitre 316 sur 488 · Voy. p. 177, n · texte numérisé non relu

Voy. p. 177, n

7. Des trophées analogues sont fréquemment représentés sur des intailles; cf. Tœlken, Verzeichniss, nos 401-406.

8. Clarac, Musée, pl. 343, n° 1399; cf. pl. 614, n° 1362 A; pl. 187, n° 81. Il faut dire que beaucoup de ces attributs sont dus à des restaurations.

9. Bullettino dcll' Instit., 1864, p. 121; Ilelbig, Wandgemàlde Camp., n° 744; Chabouillet, Catalogue, nos 1446,1447,1448, 1449; Tœlken, Verzeichniss, n°s 520, 521-534, 536,537; Reinach, Catal. du Mus. de Saint-Germain, p. 30, etc. Cl. Frœhuer, Notice de la sculpt., n° 341, amours forgeant des armes. Nous avons découvert à Myrina une seconde figurine d’Éros appuyé sur un trophée ( Catalogue , n° 99.)

lever. Ce sont autant d’ingénieuses combinaisons pour rendre hommage à la puissance d’Éros, "Epo); xvUocrs px’/av, qu’invoque le chœur dans Y Antigone de Sophocle1.

5. Èros élevant les deux mains. — Voy. Catalogue , n° 91. Les figurines d’Éros avec les deux bras levés ont été interprétées comme des joueurs de ballon 2 ou des adorants 3, mais aucune de ces explications ne convient ici, parce que l’attitude du corps et celle des mains indique nettement un effort pour soutenir ou soulever quelque attribut. Si cet attribut avait été une outre ou un vase, comme dans d’autres figurines du même genre représentant des Satyres, des « Génies des fontaines » ou des Eros 4, il n’est pas probable qu’il eût disparu sans laisser de trace. Nous aimerions mieux rattacher notre statuette à la série des Éros qui emportent les armes d’Arès 5 ou la massue d’Héraldès 6 et soutiennent péniblement le trophée de leur victoire. Le trou pratiqué au sommet de la tête, dans la figurine de Myrina, justifierait peut-être l’hypothèse d’un accessoire de ce genre 7.

6. Éros debout à côté d'un Terme. — Voy. Catalogue , n° 81 bis. L’attitude de cet Éros au repos, la main gauche appuyée sur la hanche, est celle des Éros et des Satyres de Praxitèle 8. Les ailes recoquillées sont un détail assez rare à Myrina, auquel on ne peut toujours attribuer une signification précise9. L'art antique paraît avoir figuré ainsi les ailes d’Antéros, le rival d’Éros dans le gymnase d’Élis 10 ; peut-être le souvenir de cette divinité palestrique n’est-il pas étranger à la statuette de Myrina. M. Frœhner a 'déjà reconnu un Éros palestrique dans une figurine de même provenance, debout à côté d’un

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