Cf. Furtwænglcr, Collect. Sabonroff, notice de la pl
DESCRIPTION DES PLANCHES
sait très habiles dans ce genre de restauration, on peut craindre que la polychromie n’ait été ajoutée ou ravivée pour donner plus de valeur à l’objet. Nous avons espéré rendre service aux archéologues en leur permettant d’étudier l’application antique des couleurs sur un morceau dont l’authenticité est certaine.
Cette statuette est celle qui a le plus souffert de l’incinération du mort dans l’intérieur de la tombe 1 ; mais elle doit sans doute à cette circonstance d’avoir eu ses couleurs fixées plus solidement par une cuisson accidentelle. Elle représentait Niké volant, comme trois des précédentes figurines et quelques autres recueillies dans le même endroit 2. Le costume est celui des femmes cpaivopipîSs; que nous avons étudié. On distingue très nettement l’agrafe dorée (rcspôwi), qui fixait les deux bords de l’étoffe placée sur l’épaule gauche. Pollux énumère un grand nombre de termes grecs qui se rapportaient aux formes des vêtements et à leurs couleurs 3. Mais nous n’en voyons aucun qui désigne en particulier la tunique bleue avec bandes de pourpre. L’usage le plus fréquent était de porter le cbiton blanc avec une bande de pourpre (xevTexTsva) ou , au contraire, le cbiton rouge avec une bordure blanche (-epiXsmta) 4. Pollux note pourtant que l’on se servait aussi de toute autre couleur (-o a/.Xou ypûy.y-o;). Le costume de notre statuette rentre donc dans une catégorie un peu plus rare; l’habillement ordinaire, rouge ou rose avec bandes blanches, est donné à d’autres Nikés du même tombeau 5. Il est certain qu’on devait se permettre la plus grande variété dans les combinaisons de couleurs % mais la disposition restait sensiblement la même : les deux bords supérieur et inférieur de la draperie déployée étaient ornés d’une ou plusieurs bandes dont la couleur tranchait sur le reste. Les vêtements portaient différents noms, suivant la place ou l’importance de ces ornements (rapiVoaa, è'yy.u/.Xov,
TCapaTr/'f/u) 7.