Catalogue des fig. antiq., p
préhomérique, une souveraine importance à la conservation du corps humain après la mort ; l’habitude de brûler les cadavres avait de bonne heure transformé leurs croyances sur ce point. Ils en firent des images destinées à protéger le mort de toute influence mauvaise et leur donnèrent les traits des grandes divinités chthoniennes, Déméter, Coré et Dionysos h Une autre idée contribua fortement à conserver l’apparence d’un masque aux types religieux de ce genre : ces divinités infernales accomplissaient régulièrement, au retour du printemps, leur avoào; qui symbolisait la germination féconde des semences ensevelies pendant l’hiver dans le sein de la terre. Pour rendre sensible aux yeux cette miraculeuse montée , l’art grec prit le parti de représenter ces figures coupées à la ceinture ou au ras des cuisses, de sorte que, posées sur le sol, elles paraissaient véritablement sortir de terre 2. Nous avons montré, dans la notice de la pl. ix, que le type funéraire du ve siècle s’est lui-même modifié sous l’influence de l’art et de la religion du ive, pour aboutir aux bustes de femmes qui offrent de préférence les traits d’Aphrodite.
3 et 4. Éros funéraires. — Voy. Catalogue , nos 145, 113, et la notice du n° 1 .
5 et 6. Sirènes funéraires. — Voy. Catalogue , nos 148, 158. Nous avons expliqué précédemment le rôle symbolique de cette représentation dans les cérémonies mortuaires des Grecs 3. M. Ileuzey a montré comment elle dérive de l’épervier à tête humaine qui, dans le rituel égyptien, figurait l’àme ou plus exactement le souffle de la vie 4. Les monuments grecs qui la reproduisent sont extrêmement nombreux 5 : le type le plus ancien, fidèle à la tradition orientale,