‹ La nécropole de MyrinaChapitre 347 sur 488 · Bulletin de Corresp. hellénique, 1886, pl · texte numérisé non relu

Bulletin de Corresp. hellénique, 1886, pl

5. Martha, Catalog. des figur. d’Athènes, n° 306, pl. vm, n° 2.

6. Ibid., n° 633; cf. n05 7 3 9 à 747, provenances inconnues.

7. Kékulé, Terracotten von Sicilien, p. 8, lig. 2; p. 38, fig. 120.

Rhodes 1 et de Grimée 2. On s’accorde à y reconnaître Déméter : tantôt elle porte la main au sein par un geste qui rappelle l’attitude naïve des déesses xonporpécpoi, faisant jaillir le lait de leurs mamelles; tantôt elle tient des attributs qui témoignent de ses origines orientales et de sa parenté avec l’antique Astarté, la colombe et la fleur de lotus ou le pavot 3. Le voile, -/.r/Aepov, est caractéristique dans toutes ces représentations de la déesse 4 ; la chevelure est massée sur le devant du front et souvent cachée par une large bandelette, purpa, qui porte des ornements peints.

Nous devons à M. Heuzey une explication fort ingénieuse de l’origine de ces masques employés comme symboles funéraires. Dans le célèbre masque de terre cuite peinte, rapporté de Carthage et donné au Musée du Louvre, il reconnaît « le même type que dans les têtes des couvercles de momies, la même chevelure tombant le long du cou en deux masses striées... Ce curieux objet dérive certainement des masques estampés que les Égyptiens plaçaient sur la face des morts et que l’on a retrouvés aussi dans les anciennes sépultures de Mycènes 5. Seulement, comme il est de proportion demi-nature,, pourvu de trois trous de suspension au sommet et de deux autres trous de chaque côté, il ne pouvait plus avoir qu’un usage votif ou symbolique. C’est un très ancien exemple d’une coutume que nous suivrons dansl’île de Chypre, qui se continue en Grèce et en Italie par les oscilla bachiques et par les masques des tombeaux 6. » Il est naturel que les Grecs de l’époque classique aient modifié le sens de ces représentations : ils n’attachaient pas, comme les Orientaux et leurs ancêtres de l’âge

1. Salzmann, Camiros, pl. 24; Heuzej, op. L, pl. xiii, fig. b; A guide to the second vase room, Bril. Mus.,11, p. 6b.

2. Antiq. du Bosph. Cimmérien, pl. lxix, n° 4; pl. Lxxa, n° 4; Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1877, pl. vi, n° 13; cf. p. 263 du texte.

3. Voy. Lenormant, art. Cérès dans le Dict. des Antiquités de Saglio,I,p. 1035, 1066; comparez un masque de Goré tenant d’une main un petit porc et de l’autre un épi, Annali dell’ Inst., 1883, pl . IJ.

4. CI. Heuzey, Recherches sur les figures de femmes voilées dans l'art grec , dans les Monuments grecs, 1873, p. b et suiv. ; 1874, p.l et suiv. Voy. la notice de notre pl. xxxix.

Voy. Schliemann, Mycènes , trad. française, p. 371, 417, fig. 473, 474. On en a trouvé à Ninive; Layard, Dissoveries in the ruines of Nineveh, p. 582. Le Musée du Louvre en possède un qui vient de Syrie. Sur ce sujet, cf. Benudorf, Antike Gesichtshelme und Sepulcralmasken, Vienne, 1878.

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