‹ La nécropole de MyrinaChapitre 352 sur 488 · Bernoulli, Aphrodite, p · texte numérisé non relu

Bernoulli, Aphrodite, p

DESCRIPTION DES PLANCHES

tablement archaïques de cette série portent souvent le modius ou calathus qui resta un des attributs de Déméter h La main droite, ramenée sur la poitrine, tient fréquemment une colombe 1 2. On y a reconnu depuis longtemps l’Aphrodite orientale, dont les rapports avec Déméter et Gybèle sont très étroits 3. Deux monnaies d’Aphrodisias, frappées à l’époque impériale, présentent une image archaïsantedu même type4. Nous n’hésiterions pas à donner le nom d’Aphrodite à notre figurine si nous ne possédions une statuette analogue qui est pourvue d’ailes 5. Sans attacher trop d’importance à cette addition, qui peut être due à un caprice du coroplaste, nous ne pensons pas que l’on puisse refuser d’en tenir compte. Il est d’ailleurs inutile d’invoquer, en cette circonstance, l’existence des images archaïques d’Aphrodite ailée 6. Le cas est analogue à celui de l’Atys ailé que reproduit notre planche xxxi et du Dionysos ailé de la planche vu. Quand l’Aphrodite archaïque ne fut plus qu’un type traditionnel, on la fit entrer dans le cycle des Nikés, comme les divinités viriles pénétraient dans celui des Éros 7. De là le caractère indéterminé de ces statuettes, auxquelles nous ne voudrions pas attribuer une dénomination précise, peu justifiée par la libre fantaisie de leurs auteurs.

2. liera diadémée. — Yo y. Catalogue , n° 196. L’attribution de cette belle figurine n’est pas douteuse. Le haut diadème, la position du bras droit, la majesté de l’attitude et de la draperie caractérisent avec précision la reine des dieux. Le type est celui d’un bon nombre de statues de la même déesse, dont la plus célèbre est la Junon Barberini 8. Gomme dans les autres répliques, le bras droit s’appuyait sans

1. Bernoulli, op. L, p. 29, 123; Gherardini, loc. laud., p. 120; Stephani, Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1863, p. 72. Sur l’origine orientale du modius, cf. Heuzey, Catalogue des figurines du Louvre, p. 48, 87.

2. Perrot et Chipiez, Histoire de l’art, t. IV, fig. 142; de Witte, Cabinet Janzé, pl. xii; Bernoulli, Aphrodite, p. 123; Heuzey, Catal. des figur. du Louvre, p. 87,89.

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