Cf. plus haut p
8. Overbeck, Atlas der Kunstmythologie, pl. x, fig. 33; Baumeister, Denkmàler, t. I, fig. 715; Müller-Wiescler, Denkmàler, t. II, n° 56. Cf. les statues de Junon gravées dans Clarac, Musée de sculpture, pl. 410 F à 423. Beaucoup de statues restaurées à tort en Gérés appartiennent à la même série.
doute sur un sceptre, mais ce détail n’avait pas besoin d’être indiqué dans la terre cuite, le geste suffisant à le faire comprendre. Le diadème orné de palmettes est un attribut commun à beaucoup d’images de cette déesse dont les originaux remontent au ive siècle 1 ; il se retrouve notamment dans le buste célèbre de la villa Ludovisi 2. La statue du Vatican a déjà été considérée par E. Q. Visconti comme une imitation de la statue colossale d’Héra Teleia (Jimo Pronuba ) que Praxitèle avait sculptée pour un temple de Platées 3; la même conjecture a été reprise par Braun 4 et plus récemment par M. Overbeck 5. Le torse d’Épbèse, au Musée de Vienne 6, prouve en effet que l’original de la Junon Barberini appartient à la seconde école attique. Ce type est tout à fait distinct de celui de la Junon d’Argos de Polyclète, dont le buste Farnèse permet d’entrevoir le caractère 7. Quant au buste Ludovisi, où l’on a voulu récemment voir une Aphrodite plutôt qu’une Héra 8, c’est aussi, comme l’a démontré M. Kékulé, la copie d’une œuvre attique du ive siècle 9. Le fait que les statues de Praxitèle ont été souvent imitées à Myrina 10 11 pourrait nous autoriser à reconnaître dans notre figurine une réplique plus ou moins libre de l’Héra Teleia de Platées. L’hypothèse récemment émise par M. Klein n, que le colosse de Platées serait dû à Praxitèle l’ancien et non au grand Praxitèle, a déjà été juste-
1 . Cf. les monnaies d’Argos, d’Élis, de Platées, de Gnosse, gravées dans Wieseler, Denkmaler , t. II, nos 54 c, 54 d; t. I, nos 132, 133, 134; Welcker, Griechische Gotterlehre, t. I, p. 371.
2. Overbeck, Atlas der Kunstmythol., pl. ix, fig. 7 et 8; Wieseler, Denkmàler, t. II, n° 55 ; Wolters, Gipsabgüsse, n° 1272.
3. Pausanias, ix, 2, 7 : nsnoitirca ôpQàv pey éOsi ayap/.« uiya.