‹ La nécropole de MyrinaChapitre 355 sur 488 · Voy. plus haut, p · texte numérisé non relu

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11. Klein, Archüologische-epigraphische Mittheilungen aus Ocsterreich, t. IV, p. 8 et suiv. ; Overbeck, Gesch. der Plastik, t. I, p. 379.

DESCRIPTION DES PLANCHES

ment réfutée par M. Brunn 1 ; la présence d’une réplique présumée de cette œuvre parmi les statuettes de Myrina serait un nouvel argument à l’encontre de l’opinion de M. Klein.

3. Mên-Atys dansant. — Voy. Catalogue , n° 281. Le costume phrygien, dont les exemples ne sont pas rares à Myrina 2, autorise à ranger cette figurine dans la série, encore assez obscure, des Mên- Atys ou Adonis enfants. En dehors de Myrina, on a surtout signalé des types analogues parmi les terres cuites de Tarse 3, de Goloé 4, de Chypre 5 et de Crimée6. M. Heuzey a décrit une figurine de Chypre qui représente un enfant portant la coiffure orientale, élevant au-dessus de sa tête ses mains jointes et ses bras couverts de longues manches ; il y reconnaît le mouvement d’une danse asiatique représentée par d’autres terres cuites et aussi par des vases peints 1 . Un vase découvert en Crimée et publié par M. Stephani 8 est orné d’une statuette en terre cuite analogue à la nôtre, où l’éditeur voit un Scythe dansant. Le costume scythiquo est identique à celui d’Atys et M. Stephani a fait observer que tous les monuments où l’on retrouve la même attitude mettent en scène des personnages vêtus d’après la mode orientale 9. Il est particulièrement intéressant de la voir prêter par le peintre d’un vase de Nola à des Phrygiens du cortège de Midas ou de Bassareus10. La conclusion de M. Stephani, adoptée par M. Heuzey, est donc parfaitement légitime ; il s’agit d’une danse toute orientale,

1. Brunn, Sitzungsberichte dcr Akademie zu München , 1880, p. 448; cf. Murray, History of greek sculpture , t. II, p. 249-251 ; Kœhler, Mittheil. des d. Instit. in Athen, t. IX, p. 78.

2. Cf. notre Catalogue , nos 215, 279 bis, 280, 366, et le Catalogue des terres cuites et autres antiq. du Mus. du Louvre, n°s 766, 796.

3. Heuzey, Gazette des Beaux-Arts, 1876, t. XIV, p. 401, 403.

4. Schlumberger, Gazette archéologique, 1880, p. 191, pl. xxxn.

5. Heuzey, Catalogue des figurines du Louvre, p. 188, 197. Cf. pour la genèse de ce type l’introduction de M. Heuzey, p. 11.

6. Antiquités du Bosphore Cimmérien, pl. 70 a, n° 6 ; cf. pl. 64, n° 1.

7. Heuzey, op. laud., p. 188, n05 1 76-179; Figurines duLouvre, pl. xxxvi, 1.

8. Stephani, Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1859, pl. m, 1, p. 120-122; cf. une autre figurine, ibid., 1881, pl. ivk, n° 11,

9. Cf. Antiquités du Bosphore Cimmérien, pl. 64, 1 ; 70 a, 7 ; Avolio, Antiehe fatture di argilla, pl. 10; Inghirami, Vasi fittili, pl. 184; Monum. dell’ Instit., i, pl. 50; îv, pl. 43; Archàologische Zeitung, 1844, p. 395 et pl. 24 (Panofka); Rohden, Terracotten von Pompei, pl. 45, n» 5; Collection Lecuyer, pl. p, fig. 1 ; Frœhner, Musées de France, pl. 33 ; Compte- Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1865, pl. ni, 1; 1881, pl. iv, n° 11.

10. Panofka, Arch. Zeit., loc. laud. Cf. Lajard, Annali, t. V, p. 104-113; Lenormant, dans le Dictionnaire des Antiq. de Saglio, t. I, p. 599, fig. 676.

dont, le mouvement le plus caractéristique consistait à joindre les mains au-dessus de la tête h La même attitude reparaît encore dans une figurine de Myrina qui est également vêtue du costume phrygien (pi. xxxiv, n° 1). Dans tous les monuments connus, cette danse est exécutée par des personnages virils 2.

4. Déesse portant une corne d abondance et une patère. — Voy. Catalogue , n° 208. Cette lourde figurine n’appelle guère de réflexions. C'est moins une Déméter de style grec qu’une Cérès ou une Abondance romaine 3, car la corne d’Amaltliée n’est pas un attribut de Déméter 4. Il ne faut pas se laisser induire en erreur, à cet égard, par les statues de marbre de nos musées, où la cornucopia n’est due, le plus souvent, qu’à la fantaisie d’un restaurateur. Les quelques figures grecques qui portent cet emblème s’expliquent mieux, suivant l'observation de M. Overbeck, comme des Fortunes ou des Abondances (Tuy/j, EÙÔTjvîa ou EAr/ipta) 5.

5. Athéné tenant une patère et appuyée sur son bouclier. — Voy. Catalogue , n° 197. Les statuettes d’Athéné sont rares parmi les terres cuites d’Asie-Mineure. Un bel exemplaire, peut-être trouvé à Smyrne, reproduit un type analogue au nôtre, mais le travail en est beaucoup plus soigné G. Un autre, où la déesse retient son vêtement de la main droite, fait partie de la collection Gréau 7 ; un troisième, provenant de Myrina, est entré au Louvre avec la collection Lawson 8. Une figurine archaïque ou arcliaïsante de Sidon, qui paraît représenter

L Sur cetle danse, cf. encore Stephani, Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1865, p. 55-59; 1868, p. 80,82, 169; 1870, p. 6; Boreas und die Boreaden, p. 24.

2. Slephani, Compte-Rendu p. 1881, p. 75. Cependant F. Lenormant interprète comme une femme la terre cuite publiée dans la Collection Lecuyer, pl. p, 1, où l’altitude des bras est la même que dans notre statuette. Les figures en costume phrygien sont quelquefois aussi employées comme Télamons; cf. Curtius, Archæol. Zeitung, 1882, p. 22; Mus. Pio Cletn., t. VII, pl. 8, et le trépied signalé à Athènes par Pausanias, i, 18.

3. Overbeck, Griechische Kunst mythologie, t. II, p. 500. Cf. Tudot, Figurines en argile , p. 19, 22, pl. 17, 27.

4. Cf. Lenormant, dans le Dictionnaire des Antiq. de Saglio, t. I, p. 1071 ; Pottier, ibid., p. 1517.

5. Cf. les figurines publiées par M. Frœhncr, Terres cuites d’Asie-Mineure, pl. 14, 23 ; Antiquités du Bosphore Cimmérien, pl. 69, 3. Pour les représentations antiques de PAbondance, v. le Dictionnaire de l’Académie des Beaux-Arts, pl. 11, 12, 13.

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