Cf. plus haut, p
lyricine, il en est plusieurs dont le motif se rapproche de celui-ci : nous signalerons en particulier une statue du Louvre1 qui, bien que maladroitement restaurée, présente une disposition identique, notamment dans le mouvement du torse et l’arrangement de la draperie.
8. Ploutos ou Génie de F abondance. — Voy. Catalogue , n° 209. Le socle porte la signature do Ménophilos 2. Dans l’art alexandrin et à l’époque romaine, la corne d’Amaltkée est devenue l’attribut d’une foule de divinités allégoriques répondant, sous des noms différents, aux idées de l'abondance et de la fortune3. Les Grecs l’ont attribuée surtout à Héraklès 4, aux divinités dionysiaques 5, à Pluton-Hadès 6, à Tyché 7, à l’enfant Ploutos 8. Ce dernier a été représenté sous les traits d’un enfant ou d’un homme mùr, mais il est probable qu’on lui a prêté aussi ceux d’un épbèbe. Le nom de Ploutos n’est pas d’ailleurs le seul qui paraisse convenir à notre statuette. Peut-être pourrait-on y reconnaître la personnification de l’année fertile ’E vixuroç, qui figurait, au dire d’ Athénée, avec une corne d’Amalthée en or, dans la procession de Ptolémée Pbiladelpbe 9. Le type rappelle celui d’Hermès, avec quelque chose de plus efféminé et déplus mou. La corne d’abondance conviendrait |à ce dieu, distributeur des richesses, tt/outoJLtyn, Swxwp G.wv, mais les monuments n’en ont guère offert jusqu’à présent qu’un seul exemplaire certain 10.
1. Froehner, Notice de la scidpt., n° 72; Clarac, Musée de sculpt., pi. 267, n° 928. Cf. Ibid., pi. 480, n° 921 B; pi. 490, n° 954.