‹ La nécropole de MyrinaChapitre 389 sur 488 · Cf. Heuzey, Catalogue, p. 193 et Figur. antiq ., p · texte numérisé non relu

Cf. Heuzey, Catalogue, p. 193 et Figur. antiq ., p

Myrina. Peut-être l’importation des moules béotiens était-elle la spécialité d’un petit nombre de coroplastes; ce qui nous porterait à le croire, c’est que les statuettes du style de Tanagre se sont presque toujours trouvées réunies dans les tombes au nombre de deux ou de plusieurs. Notre n° 3 a été découvert dans la même sépulture que la figurine n° 2 de la planche xxxv.

L’attitude de la statuette n° 3 a quelque chose de presque provocant qui rappelle l’allure d’une courtisane; ce caractère est dû à l’inclinaison trop forte de la tête et à la position de la main droite. La main placée sur la hanche est un geste relativement rare dans les statues de femmes1, mais les terres cuites de Tanagre, où il s’observe très fréquemment, ont prouvé qu’il n’était pas contraire aux idées des Grecs sur la bienséance. Quant à l’inclinaison de la tête vers la gauche, c’est un de ces spirituels caprices au moyen desquels les coroplastes combinaient les éléments de leurs figurines pour donner aux attitudes quelque chose de piquant et d’imprévu. Le grand chapeau que notre statuette porte sur la tête est un accessoire bien connu à Tanagre et qui paraît avoir constitué une partie essentielle du costume de ville des Béotiennes, sans être spécial à la Béotie. On le désignait sous le nom de QoXfa 2. La Praxinoé de Théocrite, au moment de sortir pour voir la fête d’Adonis à Alexandrie, demande son ampechonon et sa tholia 3 — son châle et son chapeau, comme on dirait aujourd’hui.

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