‹ La nécropole de MyrinaChapitre 390 sur 488 · PLANCHE XXXVII-XXXVIII · texte numérisé non relu

PLANCHE XXXVII-XXXVIII

Femmes drapées, groupées en forme de fronton. — Voy . Catalogue , nos 230 à 242 4. Cet ensemble de figurines, trouvées toutes dans

1. Cf. Stephani, Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1873, p. 9; 1874, p. 204; 1875, p. 46, 76; 1876, p. 208; 1877, p. 244; 1880, p. 124.

2. Cf. Hermann-Blümner, Privatalterthümer, p. 195 et note 5; Furtwaengler, Collection Sabouroff, pl. 108.

3. Théocrite, Idylles, xv, 39. Quelques traducteurs ont rendu à tort Boliu. par umbella; la recommandation qui suit, ymtù xôa-yov «yyîQeç, prouve qu’il s’agit bien d’un chapeau.

4. I’our la découverte, voy. le procès-verbal du tombeau n° 97, p. 92. Elles sont réunies au Louvre dans la môme vitrine, avec la mention : Tombeau A. Une découverte analogue de onze figures de femmes dans le môme tombeau a été signalée par M. Frœhner, Collection Gréau , pl. 18-20, mais il n’y voit pas d’arrangement symétrique ; cf. aussi Terres cuites d’Asie, pl. 21-23.

DESCRIPTION DES PLANCHES

le même tombeau et sans autres objets que des petites bouteilles en terre, un miroir de bronze et un socle de terre cuite nous a suggéré l’idée, dès le moment de la découverte, qu’elles formaient un groupe symétrique. Il était facile do remarquer, en rangeant les statuettes sur une seule ligne, qu’elles diminuent de taille graduellement, sauf les trois plus grandes qui représentent trois femmes voilées et qui sont sensiblement de la même hauteur. Un autre détail nous a tout de suite frappés : c’est que la jeune fille agenouillée et arrosant un pot de fleurs offre une ressemblance d’attitude singulière avec une autre jeune fille agenouillée, qui entoure de ses bras une des grandes femmes voilées. Ces observations faisaient naître aussitôt l’hypothèse de figures correspondantes et disposées symétriquement. Les trois femmes voilées appartiennent sans aucun doute au centre du groupe, et la position de la jeune fille agenouillée auprès de sa mère marque la place de son pendant. D’après quelle règle devions-nous disposer les autres statuettes? Le départ s’est fait d’une façon très logique : les figurines qui sont les plus grandes après celles du centre représentent deux femmes presque identiques de coiffure, d’ajustement et de maintien; elles regardent en face et s’opposent l’une à l’autre : quatre autres, qui diminuent graduellement de taille, regardent à gauche ; enfin les trois dernières, de hauteur également décroissante, regardent à droite1 2. Les statuettes étant ainsi disposées, si l’on trace deux lignes du sommet des figures centrales jusqu’à celles de droite et de gauche, on obtient la forme assez exacte d’un fronton, dont toutes les parties sont exactement équilibrées 3.

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