‹ La nécropole de MyrinaChapitre 391 sur 488 · Catalogue , n · texte numérisé non relu

Catalogue , n

2. La quatrième figure, qui manque ici, a été retrouvée dans le tombeau (voy. p. 92, n° 97), mais presque réduite en poussière et dans un état de destruction qui n’a pas permis de la reconstituer.

3. Nous avions d’abord pensé que le petit socle de terre cuite ( Catalogue , n° 398) était destiné à la figure centrale qui se trouvait ainsi surélevée de façon à rendre la forme du fronton encore plus exacte. En l’examinant de près, nous avons reconnu sur celte base des traces de couleur qui paraissent indiquer la présence d'une figurine disparue ; d’ailleurs, la statuette centrale a sa base en forme de plaquette. Nous n’avons donc pas voulu faire servir cet accessoire à un usage qui n’est pas absolument certain. Cependant, s’il est vrai que cet arrangement ait été fait sur le bûcher même de la morte, comme nous l’indiquons plus loin, on peut admettre qu’on a pu à ce moment utiliser un socle quelconque pour donner à la figure centrale l’élévation convenable.

Ce n’est pas la première fois que les fouilles de tombeaux donnent lieu à une découverte de ce genre. Le Musée de Berlin possède deux groupes disposés en fronton qui proviennent, dit-on, de Tanagre. M. E. Curtius en a étudié le sujet et la destination 1 ; il les explique comme l’enlèvement de Coré par Hadès et celui d’Hélène par Thésée 2. La technique de ces statuettes, évidées et creuses par derrière, quelques trous percés dans l’épaisseur de l’argile, font penser qu’elles étaient appliquées contre une paroi, de façon à former un décor en haut-relief3. M. Curtius cite, comme spécimens analogues, des figures de Néréides et de femmes trouvées dans la Grande- Grèce 4 et un combat d’ Amazones conservé au Musée de Berlin 5. Il les rapproche des figurines en stuc découvertes à Kertch, en Crimée, où l’on voit des Niobides G. Il met dans une catégorie à part les Niobides de Gnatbia 7 qui sont des statuettes complètes posées sur une base, comme les nôtres, et les terres cuites de Sanlini8 qui peutêtre se prêteraient à un arrangement symétrique. Voilà donc sept groupes ou portions de groupes qui servent à expliquer et à justifier la disposition que nous avons donnée aux figures de Myrina.

Dans son étude, M. Curtius s’attache à démontrer que ces reliefs de terre cuite ou de stuc devaient être fixés sur la paroi d’un sarcophage de bois ou d’argile qui recevait le corps 9. Nous n’avons rien trouvé de pareil dans le tombeau de Myrina 10. Il n’y

1. E. Curtius, Zwei Giebelgruppen aus Tano,gra, dans les Abhcindlung. der kônig. Akad., der Wissenschciften zu Berlin, 1878.

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