‹ La nécropole de MyrinaChapitre 393 sur 488 · Op. L, p · texte numérisé non relu

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10. On n’objectera pas que le bois a pu se réduire en poussière, sans laisser de traces, car, dans ce cas, les statuettes seraient tombées en place et auraient été retrouvées dans un certain ordre. De plus, le bois ne disparaît pas si facilement ; nous avons recueilli dans un tombeau (no 15, p. 94) les fragments de bois à demi consumés qui provenaient du bûcher du

mort.

DESCRIPTION DES PLANCHES

avait pas non plus dans la fosse de tuf aucune place, aucune bordure ou corniche sur laquelle les statuettes auraient pu être rangées ; elles étaient, au contraire, jetées et entassées pêle-mêle, à demi brisées par la chute ou endommagées par le feu. Il paraît donc certain que cette ornementation n’avait pas été destinée à embellir l’intérieur delà tombe. On peut s’arrêter à deux hypothèses. La première est que ces terres cuites ont servi, du vivant de leur possesseur, à une décoration quelconque dans son habitation ou dans son lara ire domestique 1 et que, plus tard, on les a réunies et déposées dans son tombeau, à titre do souvenir et d’offrande. La seconde est qu’elles représentent les offrandes des parents, au moment de l’ensevelissement, et que, pour donner au bûcher du mort une apparence plus décorative, on avait groupé symétriquement les figurines au-dessus du corps 2; une fois brûlées, on les aurait recueillies et entassées pêlemêle avec les ossements dans la fosse.

Ces conjectures rendent compte, en même temps, du caractère vague et indéterminé que garde l’ensemble du fronton. Quel est le lien qui unit entre elles toutes ces figures de femmes ? Nous avouons que, pour notre part, nous n’en voyons aucun et nous n’avons trouvé aucune légende mythique ou héroïque qui s’applique à une série de ce genre. Chaque statuette prise isolément ne diffère pas des types qu’on a rencontrés si fréquemment dans la nécropole de Tanagre. Leur combinaison symétrique forme un arrangement plus agréable et plus séduisant à l’oeil : c’est, pour nous, la seule raison qui les a fait réunir.

En revanche, si, laissant do côté la combinaison de ces types entre eux, nous les envisageons isolément, nous reconnaissons plusieurs motifs qui nous sont familiers. La figure centrale peut être rapprochée de plusieurs statuettes do Tanagre 3 ; son poing gauche fermé, caché sous la draperie, est percé d’un trou qui marque la place d’un accessoire disparu 4. Ce détail de fabrication se retrouve

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