Sur cet usage, voy. la notice de la pl. xxx, n
2. Cette seconde hypothèse a été indiquée par M. Furtwængler dans un compte-rendu de la Berliner Philolog. Wochenschrift , 1884, n° 17, p. 528.
3. Collection Lecuyer, pl. D3, n° 1 ; Furtwaengler, Collection Sabouroff, pl. 98, 99, 105; Gazette Archéologique , 1884, pl. 43.
4. Nous avions cru d’abord qu’il fallait 'mettre à cette place, comme miroir, le disque en
dans d’autres statuettes de Tanagre qui portent de cette façon un oiseau ou un éventail L La femme au tympanon, qui termine la série à droite, est connue aussi par différentes répliques 2. Le groupe de la mère caressant doucement la joue de sa fille agenouillée rentre dans une série que nous étudierons plus loin 3 et qui, avec l’allure plus familière des compositions hellénistiques, dérive probablement des représentations anciennes de Déméter et de Coré.
Nous attribuerions volontiers la même origine mythologique à la charmante figurine agenouillée qui fait pendant à la précédente et qui, au premier abord, ne semble reproduire qu’une scène gracieuse de la vie journalière : la jeune fille arrosant ses fleurs. C’est une variante d’un motif bien connu et souvent étudié sous le nom de Joueuses d’osselets ou Cueilleuses de fleurs *. La discussion s’est engagée entre les archéologues sur la question de savoir si nous sommes en présence d’un sujet de genre ou d’un sujet religieux. Nous adoptons la solution moyenne que nous avons déjà proposée pour un certain nombre de statuettes 5 : c’est qu’à partir du ive siècle l’art grec, plus familier et plus libre d’allures, a cherché à rajeunir et à renouveler les anciennes légendes mythiques en les rapprochant insensiblement des scènes de la vie réelle. En même temps que le souvenir du mythe religieux s’affaiblit, l’étude de la nature s’impose de plus en plus à l’esprit curieux et chercheur des artistes; les variantes s’introduisent dans les compositions et en altèrent peu à peu le sens primitif. On arrive enfin à un moment où il est aisé de reconnaître que la tradition ancienne exerce encore son influence sur l’oeu-
terre cuite trouvé à côté des statuettes dans le tombeau; mais nous avons reconnu plus tard que c’était un tympanon qui s’ajustait très exactement à la main et contre la jambe de la dernière figurine à droite.
t. Ileuzey, Figurines antiq. du Louvre , p. 19, pl. xxxi, no 1; Furtwængler, Collection Sabouroff, pl. 105 et note 2 de la notice.
2. Griechische Terracotten im Berl. Mus., pl. 14; Collection Lecuyer, pl. B2, n° 3.