Hymne à Déméter, v. 7-10; cf. Heuzey, op. /., p
2. Overbeck, Kunstmythologie, Atlas, pl. xvii, nos 4, 11, 18, 20, 21, 22, 23, 24; cf. une peinture à fresque, id., pl. xviii, n° 5, et une peinture de vase, id., pl. xvm, n° 12\ Voy. R. Forster, Der Raub und die Rückkehr der Persephone, p. 139-201. M. Lenormant a interprété comme Perséphone une figure de femme drapée et voilée, tenant une corbeille avec des fruits, dans un relief qui porte une inscription punique; Gazette Archéolog., 1881-82, p. 77, pl. 17.
3. Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines, i, p. 72 et suiv.
plantes qui croissent rapidement, l’orge, le blé, lalaitue, etc. On exposait ces petits jardins artificiels, appelés ASumSo; dans la pompe des Adonies avec les images du dieu b Suidas les appelle ’Aàüvetot xîjTCoi et p.erécopoi xvîicot1 2, ce que Letronne explique ingénieusement 3 en supposant que ces pots de fleurs étaient placés, comme de nos jours, sur les terrasses des maisons et sur les appuis des fenêtres. Les femmes, en particulier, s’occupaient de ce soin et hâtaient par des arrosages fréquents la floraison de ces plantes éphémères qu’on jetait au lendemain des fêtes. Un vase peint du Musée de Carlsruhe représente une femme, peut-être Aphrodite elle-même, recevant des mains d’Eros un petit vase rempli de fleurs qu’elle s’apprête à placer sur la façade d’un édifice en montant à une échelle4. Tous ces détails éclairent d’une vive lumière la composition myrinéenne. Il serait imprudent d’affirmer que le modeleur a eu l’intention très précise de figurer Coré elle-même, au moment de son enlèvement par Hadès, ou bien le rite symbolique des fêtes d’Adonis ; mais on reconnaîtra qu’il a été visiblement influencé par toutes les représentations qui retracent l’un et l’autre de ces épisodes 5. Une terre cuite de la Collection Lecuyer reproduit le même sujet que le nôtre avec une variante d’attitude : la jeune fille est assise sur un siège à dossier, au lieu d’être agenouillée ; mais le vase placé à ses pieds et la fiole qu’elle tient sont tout à fait analogues 6. Du sujet religieux au sujet de la vie réelle, il n’y a qu’un pas, il est vrai ; encore est-il nécessaire de reconnaître les liens qui unissent l’un à l’autre et de ne pas oublier tout ce que le second doit au premier.