‹ La nécropole de MyrinaChapitre 409 sur 488 · Claudien, Enlèvement de Proserpine, liv. I, v · texte numérisé non relu

Claudien, Enlèvement de Proserpine, liv. I, v

dite et Adonis; celui du Musée Britannique paraît se rapporter plus naturellement encore au couple mystique de Déméter et Coré1. La mère et la fille sont devenues la pronuba et la fiancée...

« L’analogie entre le groupe de Myrina et celui des Noces Aldobrandines est intéressante à plus d’un titre. En effet, la peinture du Vatican, bien qu’exécutée sans doute à l’époque romaine, dérive probablement d’un original alexandrin, plus ou moins voisin lui-même, comme on l’a reconnu, des célèbres Noces de Roxane peintes par Aétion. Or, nous avons déjà eu l’occasion de constater, en étudiant le caractère et le style des terres cuites de Myrina 2, qu’elles présentaient beaucoup d’analogies avec les peintures de Pompéi et d’Herculanum, reflets elles-mêmes de ces œuvres alexandrines dont on commence seulement à soupçonner l’influence sur le développement de l’art gréco-romain. Gomme les Noces Aldobrandines , le groupe de Myrina dérive d’un modèle alexandrin, d’une de ces scènes de Miné à la fois tendres et chastes, qui répondaient si bien, avec leurs multiples nuances, aux goûts raffinés de l’esprit grec, à l’époque de la seconde floraison de l’art. »

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