Cf. plus haut p
4. Monumenti dell’ Instit., t. XI, pl. 7; Clarac, Musée de sculpture , pl. 857, n° 2174 ; Lucy Mitchell, A hislory of ancicnt sculpture, p. 295.
5. Brunn, Annali, 1879, p. 201 ; Beschreibung der Glyptotek, 4” éd., p. 213; Kékulé, TJeber dn> Kopf des praxitelischen Ilermes, p. 8.
DESCRIPTION DES PLANCHES
du même motif : on connaît encore une figure semblable à Dresde, provenant de la Collection Chigi1, à laquelle manquent la tête et le bras droit, une troisième à Turin 2 et quelques répliques inférieures ou douteuses dans d’autres musées *.
La statue de Munich, bien que le bras droit et la main gauche soient des restaurations, paraît être de beaucoup la meilleure et la plus voisine de l’original. Comparée à la statuette de Myrina, elle présente d’abord deux différences importantes : la tête du marbre de Munich est plus inclinée et, à la place du tronc d’arbre auquel s’appuie la statue, la figurine offre un grand vase tout à fait semblable à celui que l’on voit dans les répliques de l’Aphrodite de Cnide. Le vase est plus dans la logique du sujet que le tronc d’arbre ; c’est dans ce récipient que l’athlète prend l’huile avec laquelle il doit frotter son corps, à l’aide d’un petit alabastre qui n’est pas indiqué dans la terre cuite, mais que font connaître les répliques delà statue. Il est impossible d’insister sur les différences de style entre une statue de marbre de grandeur naturelle et une figurine haute de 0m,20; toutefois, on peut remarquer que dans celle-ci les formes sont plus élancées, tandis que la tète présente bien cet ovale prononcé que l’on a signalé dans les répliques en marbre du même motif.
M. Brunn a consacré à la statue de Munich une étude pénétrante4, au cours de laquelle il s’est attaché à démontrer que le trait dominant de l’original était « la tension de l’esprit et du corps sur un acte d’ordre purement matériel. » D’après le caractère et les particula-
1. Le Plat, Recueil de marbres antiques , pl. 121 ; Becker, Augusteum, pl. 37, 38 ; Clarac, op. I., pl. 663, n° 1537 ; Annali , 1879, tav. d’agg. ST, n° 3; Hettner, Die Bildwerke der Antikensammlung zu Dresden , 4° éd., p. 122, n° 277 ; Wolters, Gipsabgüsse, n° 463.
2. Dütschke, Antike Bildwerke in Oberitalien, t. IV, p. 53; Wolters, Gipsabgüsse, n° 464.
3. Michaelis, Ancient marbles in Great Britain, p. 601, n° 9; Dütschke, Antike Bildwerke , t. II, nos 22 et 25; au Vatican, nos 103 et 99; aupalais Mattéi (Fea dans Winckelmann, Hist. de l’Art, il, p. 105; Matz et Duhn, Antike Bildwerke, n° 1025); à la villa Mattéi [ibid., n° 1108.) Cf. Heydemann, Mittheilungen aus den Antikensammlungen, p. 102; Kôrte, Mittheil. d. d. Instit. in Athen, m, p. 328; Clarac, op. I., pl. 270, n° 21 66 ; pl. 855, n°2167; pl. 856, n° 2169; Frœhner, Collection Gréau, Bronzes antiques , n° 964 et pl. xxxii (bronze d’un très beau style, motif un peu différent); H. de Longpérier, Bevue archéologique, 1868, ii, p. 123 et pl. xvm (anse en bronze d’un vase trouvé près de Lyon.) — Répliques sur intailles : Tôlken, Verzeichniss, p. 354, n° 107; Story Maskelyne, Marlborough geins (1870), p. 103. Ce type rappelle celui du Satyre versant du vin dans une corne à boire, dont les répliques sont énumérées par M. Schreiber, Bildwerke in der Villa Ludovisi, n° 71, p. 93.