‹ La nécropole de MyrinaChapitre 416 sur 488 · Annali dell' Instit., 1879, p. 201 et suiv · texte numérisé non relu

Annali dell' Instit., 1879, p. 201 et suiv

rites du style, le savant allemand a rapproché le type en question de la statue de Marsyas au Musée du Latran h où il avait reconnu autrefois la réplique d’une œuvre de Myron, et du Discobole debout, au Vatican, que l’on a longtemps attribué à Naucyde 1 2. Il en conclut que l’athlète de Munich est la copie d’un original de Myron. M. Kékulé 3 a fait reproduire par la photo typie, sur la même planche et sous le même aspect, la tête de l’athlète de Munich et celle de l’Hermès de Praxitèle ; les têtes présentent des analogies frappantes d’expression et de structure d’après lesquelles le type d’Hermès, tel qu’il nous est connu par la statue d’Olympie, ne serait que le développement de celui de l’athlète de Myron, original présumé de la statue de Munich.

Une autre œuvre d’art, qui n’a été connue que depuis, ajoute un document important à la série étudiée par MM. Brunn et Kékulé. Nous voulons parler du magnifique fragment de bronze conservé au Musée de Constantinople, où nous l’avons signalé en 1882 4, et qui a été publié par M. Rayet dans la Gazette Archéologique comme une copie d’un original de Myron 5 (fig. 52). Ce fragment, qui comprend la tête et la partie supérieure du corps d’un athlète, très reconnaissable à ses oreilles tuméfiées, aurait été découvert à Tarse vers 1878 en même temps qu’une autre statue de bronze de dimensions pareilles, mais à laquelle manquent tout le devant du torse, la tête et le bras gauche. Cette dernière statue est probablement celle d’un Diadumène, mais l’explication de la première est fort embarrassante. La principale difficulté est le mouvement du bras gauche, qui est levé, et dont la main, à la hauteur du sommet de la tête, tient un objet qu’il a été impossible de dénommer. MM. Rayet et Wolters ont exprimé l’idée que le bras gauche avait été mal restauré, peut-être même qu’il n’appartenait pas à la statue. J’ai appris, en effet, qu’il avait été l’objet d’une restauration lors de l’entrée du bronze au Musée de

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