Voy. pl. vi, n
7. Cf. Arch. Zeitung, 1850, pl. xv, p. 149, Widdergottheilen.
DESCRIPTION DES PLANCHES
est purement religieuse. Éros a remplacé sa mère sur le dos de ranimai qui était consacré à la déesse de l’amour et, par une substitution que nous avons constatée maintes fois l, Éros perdant ses ailes est devenu un enfant. C’est un nouvel exemple de la transformation des compositions religieuses de l’âge ancien en sujets de genre, à l’époque gréco-romaine 2.
6. Eros sacrifiant une biche devant V autel dû Artémis. — Voy. Catalogue , n° 111. Nous avons indiqué plus haut 3 la filiation qui existe entre cette représentation et le motif de l’enfant debout à côté d’une biche. Le sens religieux de la composition apparaît nettement ici : la biche est égorgée devant l’autel de la divinité chasseresse qui a conservé sa forme archaïque 4 et qui préside à l’immolation de la victime consacrée à son culte depuis les temps les plus anciens. Homère l’appelle la déesse -rep Tzoy.évo xzTupoun. /.al œxeiv jç èXacpoiaiv 5 6. Le sacrifice de la biche a fait partie des cérémonies religieuses de l’Attique dès une époque reculée, puisque la fête des ’EXacp-nëoXia avait fait donner à un des mois du calendrier (mars-avril) le nom d’ ’EXatp^êoXiwv °. Ces fêtes ont dû être répandues dans tout le monde grec. L'intérêt du petit groupe de Myrina réside principalement dans l’attitude du principal personnage qui rappelle une série d’œuvres plastiques d’époques très différentes. Les plus anciennes sont les figures de Niké égorgeant le taureau qu’on voit sur la balustrade du temple de Niké Aptère et qui ont donné naissance à une longue suite de répliques dont on suit les traces jusqu’à l’époque romaine 7. Les plus récentes sont les bas-