‹ La nécropole de MyrinaChapitre 435 sur 488 · Maass, loc. laud., p · texte numérisé non relu

Maass, loc. laud., p

5. Diomède, p. 489, 10 (éd. Keil) : « Anlea galearibus, non personis utebantur, ut qualitas coloris indicium faceret aetatis, cum essent aut albi aut nigri aut rufi. » Un passage souvent cité de Térence ( Phormion , i, 4, 32) indique que la pièce était jouée par des acteurs sans masques. C’est vers 114-104 av. J.-C. que l’acteur Roscius parut le premier masqué sur la scène romaine, innovation qui fut d’abord peu goûtée (Cicéron, de Orat., iii, 59, 221. Cf. Ribbeck, Rômische Tragôdie, p. 660; Hermann-Müller, Bùhnenwesen, p. 288, note 7). L’usage des masques comiques paraît avoir cessé à la dernière époque de l’empire romain (Donat,Ad Terent. Andr., iv, 3).

fut réduite en province romaine. L’explication de nos figurines doit être cherchée ailleurs que dans une hypothèse séduisante au premier abord, mais tout à fait impossible à justifier.

Les masques comiques ne sont pas tous des masques burlesques : quelques-uns imitent la figure humaine sans aucune intention de caricature. Ainsi, dans un bas-relief du Musée de Naples, représentant une scène de comédie \ un jeune homme armé de lanières menace un esclave, tandis qu’un vieillard essaye de retenir un autre barbon à la mine courroucée qui s’avance, le bâton à la main, dans la direction du premier groupe. L’esclave et les deux vieillards portent des masques comiques grotesques, tandis que le jeune homme pourrait être pris pour un acteur au visage libre si sa bouche entr’ouverte ne prouvait qu’il porte un masque comme les autres. Le sculpteur du bas-relief, qui est d’un travail soigné, ne s’est pas inquiété de montrer les points d’attache du masque; il a simplement rendu l’aspect général de la figure. Dans la peinture de Pompéi que nous avons citée, la femme qui ne paraît pas être masquée a cependant la bouche entr’ouverte et l’absence apparente de l’accessoire scénique s’explique sans doute parce que le masque qu’elle porte n’a rien de comique ou d’exorbitant. Nous pensons qu’il en est de même pour nos deux figurines de Myrina. Les personnages, analogues aux jeunes gens TC3CY7p-/v7Toi que décrit Pollux 1 2, ont des masques tellement semblables à la figure humaine qu’il faut quelque effort aujourd’hui pour en reconnaître l’existence. En y regardant de près, cependant, on s’aperçoit que l’écarquillement des yeux et l’ouverture de la bouche témoignent qu’ils no jouent pas à visage libre. Les couleurs, qui ont naturellement beaucoup pâli, devaient rendre ce détail plus sensible il y a vingt siècles. Nous ne savons rien des usages de la comédie antique dans les petites villes d’Asie-Mineure, et il est bien possible qu’à l’époque gréco-romaine le caractère grotesque des masques se soit atténué le plus possible dans les rôles qui n’avaient rien de ridicule. Les coroplastes, do leur côté, exagéraient encore

1. Mvseo Borbonico, t. IV, pi. 24; Baumoister, Denkmàler des klnss. Altert., fig. 9H.

2. Pollux, Onomast., IV, 146 : 6 jxsv Trdyypri&Toi; vTtépvdpoç, '/up.v«GTixo'ç, vTroxeyptoO'p.é'JOç, purtJaç ê/i'yaç iy.yj iixï roO y.eTÛnov vm). oreyavvjv rptycov, àvaTETajxevoç Ttzç ovpvç.

DESCRIPTION DES PLANCHES

une tendance qui devait être conforme aux idées du temps. Mais il y a loin de là à l’hypothèse d’acteurs non masqués, qui répugne d’une manière absolue à ce que nous croyons connaître du théâtre grec.

2. Masque tragique. — Voy. Catalogue , n° 350. Ce masque tragique semble répondre à celui du £av9o? àv ê p de Pollux, « l’homme blond h » L’oyxo; porte, en effet, des traces fort distinctes de couleur jaune. Mais nous pensons que les rapprochements de ce genre ne doivent être indiqués qu’avec beaucoup de réserve à cause de la concision et de l’obscurité des descriptions de Pollux.

3. Masque tragique. — Voy. Catalogue , n° 351. L’oyxo; étant moins élevé que celui du précédent, on pourrait penser au Xeuxo; dvfi p de Pollux 1 2. En général, dans les petits masques, les yeux et la bouche ne sont pas percés; lorsque la grandeur de la terre cuite le permet, l’imitation des masques véritables est plus complète 3.

4. Acteur marchant . — Voy. Catalogue , n° 3224. Cette figurine fait pendant à la première de cette planche, avec laquelle elle a été découverte. Nous renvoyons à la notice que nous avons consacrée à celle-ci.

5. Tête grotesque. — Collection de l’École française d’Athènes.

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