‹ La nécropole de MyrinaChapitre 434 sur 488 · Froebner, Collection Gréau, pl · texte numérisé non relu

Froebner, Collection Gréau, pl

DESCRIPTION DES PLANCHES

F absence du masque, interprète comme un marchand forain, alors cependant que l’attitude et la coiffure sont bien celles d’un acteur.

M. Robert, développant une observation de M. Mommsen, a remarqué que les tendances nouvelles de la tragédie grecque après Euripide devaient avoir pour résultat la suppression du masque ou du moins la transformation de cet accessoire devenu gênant1. Gomme la tradition était trop bien établie pour qu’on pût rompre avec elle, on s’ingénia de différentes manières pour diminuer les dimensions du masque et laisser le visage découvert autant que possible. C’est ce que prouve, entre autres, une statuette d’ivoire représentant un acteur tragique 2. M. Maass, décrivant des fresques théâtrales de Pompéi 3, a cru pouvoir affirmer qu’à la même époque, celle du théâtre alexandrin, on avait renoncé temporairement à l’usage des cothurnes élevés4. Peut-on admettre, dans la comédie grecque de l’époque hellénistique, un changement bien plus radical encore, consistant dans la suppression des masques? Une hypothèse aussi hardie, qu’aucun texte n’autorise, aurait besoin d’être appuyée par un très grand nombre de monuments ne laissant place à aucune incertitude. Si ces monuments existaient, il vaudrait encore mieux supposer qu’antérieurement au premier siècle avant notre ère, alors que les masques n’étaient pas encore introduits sur la scène de Rome 5, quelques villes d’Asie-Mineure imitèrent, par un caprice passager, une habitude du théâtre romain qui devait sembler fort singulière à des Grecs. Mais qui ne voit combien une pareille supposition est invraisemblable? Les acteurs paraissaient masqués à Rome même, quinze ou vingt ans au moins avant la date où l’Asie

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