Voy. Forcellini, Totius latinitatis Lexicon, s. v
DESCRIPTION DES PLANCHES
plus la naïveté ni la foi nécessaires pour admettre la représentation d’une scène où le souverain des dieux jouait un rôle indigne de sa majesté.
C’est plutôt dans la période des successeurs d’Alexandre» et pas avant, que nous trouvons de légers indices sur la peinture burlesque. Antipbile avait fait le portrait d’un certain Gryllus de tournure ridicule et Pline dit que de là naquit un genre de tableaux qui prit le nom de Grylli b Un autre artiste, Calatès, dont la date est d’ailleurs incertaine, se fit connaître par des peintures comiques (comicis tabellis ) 2 ; encore serait-il plus juste d’entendre par là des tableaux ayant trait à la comédie et aux acteurs comiques, car je ne crois pas que les Latins aient donné au terme comicus le sens très étendu qu’a pris le mot français. Est-ce encore une caricature 3 que ce tableau d’un peintre d’Alexandrie, Galaton, qui avait montré Homère vomissant et tous les autres poètes occupés à recueillir ce qui sortait de sa bouche ? Le sujet est assurément bizarre ; mais Élien semble en parler comme d’une œuvre faite avec sérieux et placée dans le temple que Ptolémée Philopator avait consacré au père de l’épopée grecque 4. Je ne cite que pour mémoire le tableau fait par Ctésiclès pour se venger de la reine Stratonice et qu’il exposa dans le port d’Éphèse, pendant que lui-même s’enfuyait à toutes voiles : ce qui prouve bien qu’il n’y avait pas là de caricature 5, c’est que la reine, admirant la ressemblance extraordinaire que l’artiste avait su donner à son visage et à celui du pêcheur, son amant, voulut qu’on respectât l’œuvre de son ennemi G.
On voit qu’en somme nos renseignements sur la naissance de la
Pline, Iiist. Nat., xxxv, 114; Overbeck, op. I., n° 1943; cf. Champfleury, op. L, p. 58, 59. On a appliqué ce mot d’une façon tout à fait impropre, suivant nous, aux combinaisons hétérogènes qui décorent certaines pierres gravées; cf. Chabouillet, Catalogue des camées et pierres gravées, p. 279.