‹ La nécropole de MyrinaChapitre 450 sur 488 · Journal of hell. studies, 1883, p. 96 et suiv., pl · texte numérisé non relu

Journal of hell. studies, 1883, p. 96 et suiv., pl

4. On peut supposer que cette légende est une invention analogue à celle que mentionne Lucien, Hercule placé entre le vice et la vertu. Ici, ce combat parait symboliser la vertu jeune et triomphante du héros qui s’oppose à la vieillesse débauchée et misérable de l’homme vicieux. M. C. Smith rapproche de ce sujet d’autres peintures de vases où l’on voit Hercule poursuivant Nérée("A7«ç yépw) ou Hadès, l. c., p. 106-107.

5 Athénée, ni, 74, p. 109 f.

6. Cf. Philostrate, Imagines, ii, 13, p. 427. Pour les vases peints, voy. Panofka, Die griech. Trinkhôrner dans les Abhandlung. der kônig. Akad. der Wiss., Berlin, 1850, pl. i, n° 12; n, n° 11. Pour les peintures à fresque, voy. Helbig, Wandgem. Camp., n°* 1527 à 1547.

artistes n’avait pas épargné le héros lui-même et que son apothéose finale était devenue un sujet de plaisanteries. M. G. Perrot a publié un charmant vase de la Cyrénaïque, conservé au Musée du Louvre, qui montre le dieu faisant son entrée triomphale dans l’Olympe sur un char traîné par quatre Centaures et conduit par une Victoire au nez camard et au dos bossu; un Silène au masque comique, couronné de feuillages, précède en dansant le nouvel Olympien qui, les yeux écarquillés, tenant sa massue droite comme un soldat au port d’armes, redresse avec fierté sa petite taille *.

Si nous avons passé en revue ces monuments, c’est pour montrer que la caricature existe dans les arts industriels de la Grèce, antérieurement à la période des successeurs d’Alexandre. A partir de ce moment, elle prend un développement considérable et le génie satirique des Alexandrins a certainement contribué à lui donner son essor. C’est ce qu’a fort bien montré M. Th. Schreiber dans une étude sur trois petits bronzes et une statuette en basalte de la collection Dimitriou, formée à Alexandrie même et déposée actuellement au Polytechnicon d’Athènes.1 2. Mais, dans son intéressant résumé, il a laissé de côté les sources purement grecques de la caricature et c’est pour cette raison que j’ai cherché à réunir quelques documents sur cette question. M. Schreiber a tout à fait raison de justifier la grande cité égyptienne du reproche qu’on lui a fait de n’avoir pas donné naissance, dans la période gréco-romaine, à une école d’art comparable à celles de Tralles, de Rhodes et de Pergame; les monuments qu’il cite à ce propos me semblent décisifs. La caricature, en particulier, paraît avoir trouvé dans cette région un terrain admirablement préparé pour se développer 3. Je signalerai un texte d’Hérodien 4 qui donne une curieuse étude psychologique des habitants de cette ville, en insistant sur leur esprit porté aux plaisanteries et aux

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