RECETTES DE L ADMINISTRATION DU POLDER
Le budget de 1864 porte les charges ordinaires par hectare à 7 fl. 49 c, ce qui donne une recette de 127,160 fl. 48 c, et les charges extraordinaires à 1 fl. 50 c. par hectare, ce qui donne 25,583 fl. 89 c.
Les digaes ont une étendue de 500 hectares; elles sont louées à des fermiers et ont rapporté :
En 1857 ]
Enl858Sparan fl. 19,756
En 1859 \
En 1660 - lî,805
En 1861 - 15,590
En 1862 - 11,802
La location de la pêche (1) dans le polder a rapporté :
En 1857 }
En 1858 [ par an . . 11. 74
En 1859 }
En 1860 - 194
En 2861 ~ 168
En 1862 - 168
En 1865 — 643
En 1864 - 809
Dans le canal de ceinture :
En 1857 ]
Enl858[paran fl. 326
En 1859 )
En 1860 - ..!... 302
En 1861 - 302 25
En 1862 - 302
En 1863 — 535
Beaucoup de terrains sont loués pour une durée de 8 ans, afin d'en extraire des tourbes.
La première année, le locataire paie le quart de la somme totale, les autres années 1/8. L'extraction des tour-
Ci) Aa congrès d'Haarlem, on a décidé, qa^on fera dans le polder an essai de piscicaliure. Les fameuses perches D*ODt pas disparo, parail-il.
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bes a lieu sous la surreillance de la commission du polder, afin qu'il y ait sécurité pour les paiements, et qu'on n'en extraie pas plus qu'on n'a payé. Après ces huit années, le sous-sol est vendu au profit du polder, ce qui donne de grands bénéfices. Un hectare qui renferme beaucoup de tourbes a une valeur de 2,000 florins au moins.
La dette du polder était en 1860 de 200,000 florins; à la fin de cette année (1864), elle ne sera que de 155,000 fl. Cette dette provient de la réparation des machines.
Depuis bien longtemps déjà on s'était occupé de la question du dessèchement du lac de Haarlem; mais ceux qui désapprouvaient cette entreprise colossale, signalaient le danger de voir succomber les digues du Rhin ou de TY. D'ailleurs, l'expérientje a prouvé qu'avec le moulin à vent on n'aurait pas réussi.
La différence entre le niveau du Bhin et celui de Teau dans le polder est en efTet considérable.
La digue du Rhin (Lek) à Vreeswyk, village près d'Utrecht, a une élévation de 6,50 mètres au dessus de A. P., et le niveau dans le polder est de 5,00 mètres au dessous de A. P. ; la différence des niveaux est donc de 11,50 mètres,
La plus forte inondation dont on ait conservé des détails exacts, a eu lieu le 11 janvier 1624. Le Rhin avait une hauteur de 3,56 au dessus de A. P. Les eaux coulaient jusqu'à Gouda et Amsterdam, et beaucoup de villages furent inondés, de sorte que les états prirent la résolution de ne pas exiger de contributions des villages près de Weerden et de Gouda.
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Eu 1726 et 1747, on eut à déplorer de nouvelles inondations.
La dernière, celle de 1747, eut lieu le 28 février par suite d'une rupture de digue près de Wyk by Duurstede. Toute la contrée fut inondée, et Teau monta à Woerdcn à une hauteur de 65 centimètres au dessus de A. P.
La contrée où se trouve le lac de Haerlem ftit alors épargnée.
Si les digues du Ehin venaient à succomber, il pourrait y avoir du danger pour le polder. Mais cela n'est guère probable, car les inondations ont toujours eu lieu, jusqu'à présent à une hauteur inférieure à celles des digues qui protègent le pays contre les eaux du Ehin. Mais en cas d'inon* dation tout le Eynland serait inondé, avant que le polder en souffrît, parce que les digues du Haarlemmermeer ont une élévation de 70 centimètres au dessus de A. P., tandis que les digues des autres polders n'ont en général qu'une hauteur de 10 à 30 centimètres au dessus de A. P.
En 1672, les Français ont inondé le Eynland, en faisant deux grandes coupures dans la digue près deVreeswyk. Le général qui commandait l'armée écrivit à Louvois, que les eaux couvraient le pays et que même une partie de la ville de Leyde souffrait de l'inondation.
Au mois de décembre 1863, TY, près d'Amsterdam, monta jusqu'à 2 mètres 20 centimètres au dessus de A. F.
Les digues, ayant 8 mètres de hauteur, ne s'élevaient plus que de 80 centimètres au dessus des eaux.
Beaucoup de personnes crurent qu'il y avait du danger, et une terreur panique se répandit dans le polder, mais la commission du polder ne la partageait point. Les digues de l'Y sont dans un état qui ne laisse rien à désirer.
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NOTE SU» LA CULTURE DU LAC DE HAARLBM, FOURNIE PAR M. DECLERCQ, PRÉSIDENT DELA SECTION HAAkLEM- MERMEER DE LA SOCIÉTÉ d' AGRICULTURE DE HOLLANDE.
Oa trouve dans le lac les systèmes de culture des diverses provinces, représentées par les- habitants qui étaient venus de ces différentes parties pour peupler le polder nouvellement mis à sec.
Système de la Hollande seplentripuale.
Pâturage et fabrication de fromages de lait doux, dits tête de Maure.
La ferme de Tenseh .... 50 jicctares.
• de Vis 60 •
âf de Verdegaal ... 20 •
Système de la Hollande méridionale.
Pâturage et culture de graminées, fabrication de fromages de lait écrémé.
La ferme de Hartevelt. ... 60 hectares.
« de Dyscrinal '. ... 60 « « de Gevers-Endegeest . 60 »
Système brabançon.
Culture du colza, froment, lin, etc., avec trèfle et jachère.
La ferme de Van Loon .
• de Van der Beek (frères).
« de Timmermans.
Système zélandais.
Culture comme ci-dessus.
LafermedeHaagendyk. . . 120 hectares.
* deVanTienhoven . .180 n
Sydème frison»
Culture avec prairies permanentes.
La ferme de Feykema.
Système anglais.
L'exploitation de M. Amersfoordt. 180 hectares. deM. Wilson . . 200
Système libre.
Baron Van Verschuer . . 120 hectares.
DeClercq 180
11 est bien difficile d'indiquer exactement les assolements les plus généralement suivis, vu que le mode d'exploitation varie suivant l'origine et les idées du cultivateur.
Sur les terrains argileux le lin entre pour 1/4 à un 1/6 dans la rotation : il y réussit à merveille et donne des résultats pécuniaires très satisfaisants. Les Brabançons et les Zélandais tiennent à la jachère et au colza. La culture libre les remplace par les plantes sarclées et les prairies artificielles. Les prairies permanentes, qui doivent former la
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ANNEXES. oS7
base du système hollandais, ne sont] pas encore a leur place dans le polder, elles doivent être labourées tous les trois ou quatre ans, le sol étant encore trop froid et trop compacte. • En général, on peut dire que les fermes sont trop grandes eu égard aux facultés tant intellectuelles que financières de la plupart des propriétaires ou des fermiers. Par suite on manque de fumier et c'est une grande lacune, car ici comme à peu près partout, plus on fume et plus on travaille la terre, plus on récolte. — Ceux qui mènent bien leur affaire fument tous les ans de 1/4 à un 1/6 de leur domaine, ce qui peut suffire pour un sol encore pour ainsi dire vierge. Les labours profonds, les défoncements des fossés et rigoles, et surtout le labourage de la seconde ou troisième coupe des trèfles procurent de grandes ressources pour le maintien de la fertilité de la couche arable. On commence aussi à se servir du guano du Pérou et de quelques engrais minéraux. — Le transport du fumier de ville est trop coûteux, pour en permettre Tusage ; aussilefumîerd'étable de bonne qualité mais dosé d'une quantité suffisante de paille, est ce qui convient le plus à ce terrain froid et compacte.
Pour la majorité des terres du polder, l'assolement suivant conviendrait sous plusieurs rapports et tiendrait la terre libre de mauvaises herbes et dans un état de fertilité satisfaisant :
lo Plantes fourragères sarclées et fumées ;
2<* Avoine et blé;
3^ Lin (défoncement après la récolte) ;
4*0 Blé fumé ou au guano ;
50,60 Trèfle et prairies artificielles;
7** Blé et avoine.
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Comme presque toas les produits de la culture néerlandaise réussissent bien sur ces terrains, on peut varier la rotation à l'infini, tout en se tenant à la même base.
La construction de bâtiments convenables, sans luxe, pdur une étendue de 40 à 60 hectares, exige une mise dehors de 8 à 12,000 florins. Le système de la Hollande méridionale est le plus dispendieux. On rencontre dans le lac plusieurs bâtiments de ferme où l'on a réussi à réunir l'utile à l'agréable.
Comme tels on peut citer : •
La ferme du docteur Heye.
La ferme Bronchuyze.
La ferme Mentz.
NOTE SUR LES FORÊTS DE LA VELUWE, COMMUNIQUÉE FàR m. j. h. SGHROBER-ZONDERMEER.
Les principales forêts communes de la Veluwe sont : Le Hoogsoerenschbosch, l'Uddelerheegde (492 hect.), l'Elspeterbosch (500 hect.), le Gortelscherbosch (800 hect.), le Putterboscji (360 hect.), le Spielderbosch (585 hect.), le Speulderbosch (923 hect.); le Meervelderbosch(700 hect.); le Vierhouterbosch (334 hect.) est maintenant propriété particulière. Ces forêts sont peuplées de futaie sur taillis. Les essences de la futaie sont le hêtre, les deux espèces de chênes du pays {querctis robur et petiolalué) et le pin sylvestre. Mais on ne laisse pas atteindre à ces arbres
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un bien grand développement» car on les coupe à l'âge de 50 ou 55 ans. Les jeunes arbres se ressèment et on respecte tous ceux qui n'ont pas atteint ]a grosseur voulue. Pour le repeuplement on se confie à la nature, car on plante rarement de nouveaux sujets. Le taillis est coupé tous les onze ans. Il a de la valeur, parce qu'il contient beaucoup de chênes dont l'écorce se vend à un bon prix. Les habitants de la commune ont le droit de ramasser dans les forêts le bois mort, les feuilles et les aiguilles des conifères.
Le produit de ces forêts n'est pas très élevé. Le Putterbosch de 1853 à 1863 a produit brut 44,283 â., ce qui fait en moyenne 4,025 â. par an ou à peu près lia. par hectare.
Une part dans le Spielderbosch, soit un trentième, a rapporté, année moyenne, depuis dix ans, en bois 87 il. 20 c. et en argent 46 â. 33 c, au total 133 il. 83 c. ce qui fait moins de 7 fl. par hectare. Une de ces parts se vendait il y a 'quelques années 2,000 il., mais maintenant à cause de la cherté des bois on en demande bien davantage (1). En 1864. une part dans le Speulderboscb a rapporté 155 il., et une part de l'Elspeterbosch 90 il. La première de ces parts est estimée 3,600 fl., la seconde 2,200 fl.
Le taillis de chêne à écorcer {akkermaaUhout) âgé de 10 ans se vend environ 200 fl. l'hectare, ce qui donne un
(i) Celte valenr était relativement déjà grande an moyen âge. Il est probable qu'à cette époqne ces forêts contenaient de vieux chênes.— Voici un extrait du registre du Pntterbosch, qui montre qu'une part dans cette forêt valait, en 1597, 100 florins, et une part dans le Spielderbosch 400 florins. — i Op den 3 february 1579 is by de maalen van Putten en Spielderbosch eendragtelyk besloten en overgegeven van nu voortaan onderholden te suUen worden, dat die gemeene maalen van PvUerbosch ieder hoeve lïoUs die aen geen maelman wesendevei^koft word lot profyt rfer boscfi aan sig te mogen holden voor een honde^H gulden ad twinlig stuyver liet stuk, ende die maalen van Spielderbosch voor vier hondcrt gulden. >
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produit annuel de 20 fl. Dans la Drenthe et dans TOveiyssel, ce genre de taillis se vend 500 fl. l'hectare après 10 ans, oe qui fait un revenu annuel de plus de 100 fr., mais dans ces régions les débouchés sont plus grands que dans la Yeluwe.
Les bois communs de la Yeluwe sont divisés en parts qui sont plus ou moins nombreuses et portent différents noms.
La propriété du Grortelschebosch est partagée en 60 parts appelées Maîen^ D'après Haasloop Wemer, on abat tous les ans environ 6,000 arbres qui sont répartis entre les co« propriétaires.
Le Putterbosch est divisé en 63 parts (andeeîen) dont 6 appartiennent à la forêt elle-même considérée comme personne civile.
Le Spîelderboseh compte 44 parts nommmées Hoeven dont 14 appartiennent au bois; le Speulderbosch» 120 parts (deelingen), dont 58 1/2 appartiennent à la forêt, TElspeterbosch 54 parts, appartenant à 25 co-proprîétaires, et TUddelerheegde 120 parts, possédées par 29 personnes. Les parts qui appartiennent à la forêt sont vendues et le produit, déduction faite des frais de replantation, surveillance, etc., est réparti entre les co-propriétaîres.
Les co -propriétaires {maalmamien) avant de prendre part à rassemblée générale (maalsjpraak) devaient prononcer un serment dont l'antique formule est encore conservée dans les registres du Gortelschtbosch, près Epe(l). A Putten
(1) Voici le texte de ce serment qui rappelle, tant par la langue que par son esprit, les anciennes traditions de la Germanie : Den eedt der nialen.— Ick love en sekere dot ick den bus mil al syn ankleven en reglen en geregtigheden sal hoU und Irouwe wesen, syn reglen lo scullen und testai voer te keeren ende, niet en sal nog om vrienden nx)g om magen vei^surgen nog arglist nog om leedi dut onse bus mag schadelick wesen* — So waerlick helpe my Godt !
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on possède un ancien registre du Putterbosch qui commence avec Tannée 1448. Il y est fait mention de livres plus anciens qui se seront perdus ; il n'en est pas moins démontré ainsi que cette forêt avait des coutumes écrites dès le milieu du moyen âge. M. G. A. de Meester a publié dans un travail intitulé : AanteeJceningen omirent een paar oude veluîcsche bosschen (Arnhem, 1850), l'acte par lequel Folkerus faisait don, en l'an 866, à l'abbaye de Werden, conformément aux lois sàliques et frisonnes, du bois (saltus) de Uunnilo, de la forêt {silva) deHomlo, de 25 parts (scharen) dans le Putterbosch, de 60 parts dans le bois d'Ermelo et des forêts de Burlo, Dalbonlo, Wardlo, Orclo, Legurlo, Ottarloun et Langlo.
Le comité administratif du Putterbosch est composé de deux hoUrigtera et d'un gecommiiteerde. Ce comité nommé par les co- propriétaires [maalmannen) administre la forêt et préside à l'opération du partage des produits. Dans la partie de la forêt destinée à être coupée, on fait autant de parts égales qu'il y a de co -propriétaires et puis on les distribue par un tirage au sort.
La nature de la propriété de ces bois communs a beaucoup occupé les juristes hollandais. Est-ce simplement une propriété commune indivise, une communio honorum ? Dans ce cas les co -propriétaires peuvent demander un partage pour sortir d'indivision. Mais il semble qu'il s'agisse plutôt ici d'une sorte de personnes civiles, corpora vel collegia licUa, qui doivent être régies parleurs propres institutions et règlements. La cour suprême incline vers cette dernière opinion. C'est ainsi qu'elle a prononcé que la grande pâture nommée de Hoenweerd, près de Hattem n'était pas un bien indivis dont on pouvait réclamer le partage, mais une universitus
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indivisible. En effet, si on remonte à l'esprit des anciennes institutions germaniques, il faut reconnaître qu'elles admettaient l'existence de ces propriétés communes indivisibles, puisque la propriété individuelle de la terre paraît être d'origine relativement récente.
Aux environs des antiques forêts communes on trouve beaucoup de iumuli recouvrant des urnes grossières en argile durcie au soleil qui contiennent des cendres et des ossements carbonisés.
M. Schrober, à qui je dois la note qu'on vient de lire, a montré dans sa belle propriété de Schrovenborst près de Putten, tout le parti qu'on peut tirer des arides bruyères de la Veluwe. En 1S48, il achetait de la commune 13^ hectares de terre qui sont maintenant complètement mis en rapport : 100 hectares sont en bois sapins, mélèzes, chênes et hêtres. M. Schrober a fait de nombreux essais avec des conifères de toute espèce pour en trouver un qui puisse remplacer \t pin sylvestre. Jusqu'à présent c'est celui-ci qui présente le plus d'avantages. Pourtant le pin d'Autriche (1) se développe bien et paraît être un excellent arbre d'avenues et de haute futaie. Le prunus virginiana donne les meilleurs résultats comme essence de taillis. On peut le couper tous les cinq ou six ans. Il croît extrêmement vite, donne un bon bois à brûler et ses fruits nourrissent parfaitement les grives.
Les terres à labourer sont poussées à un haut degré de fertilité par d'abondants engrais. On récolte peu de grains;
(1) J'ai suivi moi-même le développement de ce conifère planté par mon père, en même temps que d'autres résineux, dans un très mauvais terrain, et j'ai pu constater qu'au même âge le tronc en est deux fois plus gros que celui des autres pins.
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presque toute la superficie de la ferme est occupée par du fourrage et des racines. Le bétail est relativement nombreux et on ajoute encore au fumier beaucoup d'engrais tirés du dehors. Les vaches sont nourries à Tétable. M, Schrober est d'avis que pour tirer bon parti des sables il faut les fumer fréquemment plutôt qu'abondamment et diviser en plusieurs doses la quantité d'engrais dont on dispose. Dans les jardins les arbres fruitiers, les poiriers, les cerisiers croissent admirablement et donnent d'abondants fruits. Plus de 150 espèces de conifères sont plantés dans les pépinières et dans les bois.
Les hommes qui, comme M. Schrober fécondent la bruyère inculte en y appliquant leurs capitaux et leur intelligence donnent un bel exemple à leurs compatriotes ; car ils étendent les limites du territoire aussi bien que ceux qui conquièrent des terres sur les eaux. Si depuis un siècle la Hollande avait consacré au défrichement de ses landes tout l'argent qu'elle a perdu dans les emprunts des £tats étrangers, elle aurait acquis une richesse immense définitivement assurée au pays et non sujette aux faillîtes des gouvernements obérés.
No 3.
M. Schrober qui, comme on vient de le voir, s'est spécialement occupé de la plantation des résineux, a communiqué au congrès agricole d'Amersfoord (1860) une note détaillée des frais des divers modes de plantation de sapins usités dans la Yeluwe.
Le calcul est établi par hectare et par florins de fr. 2 16.
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lo Semis sur la bruyère non rompue.
Six kilos de semences . . • . . . . fl. 12 00
Frais de semis 5 50
Creusement des fossés pour recevoir la graine. 3 00
Total . . . fl. 20 50
2o Semis en ligne.
On enlève une ligne de mottes de terre qu'on pose à côté de la terre nue de manière à former pour la plante un petit abri qui la protège du vent.
Six kilos de semence fl. 1200
Façon des sillons et du semis 21 00
Total . . .. fl."^33 00
3° Semis sur terre défoncée à une bêchée de profondeur.
Six kilos de semences fl. 12 00
• Main-d'œuvre du défoncement, etc. . , . 28 00
Total . . . fl. 40 00
40 Plantation sur terre non défoncée.
Dix mille plantes de trois ans à 1/4 cent
pièce fl. 26 25
Frais de plantation avec la motte 18 00
Total . . . fl. 44 25
50 Flantation sur terre défoncée à 60 centimètres.
Main-d'œuvre du défoncement . . . . â. 42 00
Dix mille plantes • 26 25
Plantation avec la motte 18 00
Total . . . fl. 86 25
60 Plantation sur terre défoncée à 1 mètre (trois bêchées) .
Main-d'œuvre du défoncement. . . . fl. 105 00
Dix mille plantes. ...,..•• 26 25
Frais de plantation 1 8 00
Total . . . fl. 149 25
M. Schrober est d'avis que ce dernier système» en apparence le plus coûteux, est, en somme, celui qui présente le plus d'avantages, tant il favorise la végétation des jeunes plantes.
11 est singulier qu'on ne connaisse pas ici le système aussi bien entendu et moins coûteux qui est suivi en Gampine et au nord de Gand. 11 consiste à planter sur une terre profondément défoncée des plants d'un an qui ne coûtent qu'un franc le mille, et alors les frais de plantation sont presque nuls. (Voy. mon Économie rurale de la Belffique.)
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