‹ La NéerlandeChapitre 34 sur 47 · LES PUBLICATIONS AGRICOLES. S · texte numérisé non relu

LES PUBLICATIONS AGRICOLES. S

répond au but qu'on a en vue; mais ce serait un moyen de lui donner plus d'éclat, de ressources et d'action.

Parmi les influences qui tendent à favoriser les progrès de la culture, il ne faut pas oublier non plus celle des publications agricoles. On compte beaucoup de ces publications en Néerlande, et cela ne doit point surprendre, car chacun sait combien le goût de la lecture est répandu dans ce pays. Beaucoup d'associations agricoles font paraître un bulletin de leui*s travaux. Toutes les questions qui se rattachent à l'économie rurale sont traitées dans une quantité de brochures et de livres hollandais , et les ouvrages importants de l'étranger sont traduits. On publie aussi plusieurs recueils et journaux d'agriculture, parmi lesquels il faut citer en première ligne : de Vnend van den Landman, de M. Eokelaar, le Landbauw-Courant et le Boeren- Goudmyn de M. L. Mulder, professeur de botanique à Deventer et directeur du jardin d'essais (Proeftuin), qui rend de si grands services en étudiant les plantes et les variétés nouvelles et en multipliant les graines de toutes les espèces reconnues réellement utiles, — enfin le Magazyn

Googk

voor landbouw en kruidkunde, de M. J. C. Ballot, qui paraît à Utrecht. Le nombre croissant des . lecteurs que comptent la plupart de ces publications périodiques prouve bien que les cultivateurs comprennent de plus en plus la nécessité de suivre attentivement ce qui se fait ailleurs et de modifier les pratiques vicieuses ou arriérées, en adoptant les réformes qui ont déjà donné de bons résultats.

J'ai essayé de montrer, en m'appuyant sur des chiflfres, la transformation économique qui a fait de la Néerlande un des pays agricoles les plus productifs de l'Europe. J'ai indiqué les progrès accomplis et les facilités qui existent pour en réaliser de nouveaux. Maintenant il faudrait en terminant porter un jugement d'ensemble sur l'agriculture néerlandaise au point où elle s'est élevée ; mais elle s'exerce sur un sol d'une nature si spéciale et dans des conditions si exceptionnelles, qu'il est presque impossible de la comparer à celle des autres pays. La région vertôy la zone des herbages, est d'une extrême fécondité : seulement cet avantage est dû tout entier à la nature. L'exploitation pastorale est simple et ne comporte pas de grands perfection-

Googk

nements. Le point principal est le choix du béùil ; or ici la race qui s'est développée dans la contrée, sous l'action des influences locales, est parfaitement adaptée au climat et à la qualité de la nourriture, et elle répond complètement au but qu'on s'est surtout proposé, la fabrication du beurre et du fromage. Ce qu'on peut reprocher aux cultivateurs de toute la région basse , c'est leur négligence à recueillir les engrais. Je sais qu'il ne peut être question de fumier proprement dit, puisque l'on n'a pas de paille pour donner de la litière au bétail, lequel, étant d'ailleurs nuit et jour au pâturage, depuis mai jusqu'en novembre, engraisse naturellement les prés qu'il pâture; mais il faudrait des fosses maçonnées .pour recueillir le purin l'hiver, quand les animaux restent à l'étàble. Que de fois j'ai vu de précieux éléments de fertilité s'écouler dans le fossé voisin, dont ils gâtaient les eaux! On cite dans le pays le mot d'un agronome hollandais à une fermière trop avare de son beurre : « Ne voyez-vous pas, lui disait-il, que votre mari laisse se perdre beaucoup plus de crème qu'il n'en faudrait pour la consommation de toute la famille? » Le conseil de mieux re-

kCOHOlIlK RURALI 26

Googk

cueillir les engrais liquides a été répété si souvent dans les publications agronomiques et au seiii des associations et des congrès agricoles; qu'il commence à être écouté et suivi.

Dans la région haute, l'engrais est beaucoup mieux soigné, et on l'augmente en préparant des composts avec toute sorte de détritus végétaux; mais dans cette zone si rebelle et si maigre, ce qui est vicieux, c'est l'assolement qui tend toujoursàlui enlever le peu defertilité qu'on lui communique à grand'peine. Les céréales reviennent trop souvent sur la même terre, les prairies artificielles sont à peu près inconnues , et ainsi l'hiver on n'a pas assez de nourriture pour aug- . menter le chiflfre du bétail, ce qui est le premier pas à faire, si l'on veut marcher décidément en avant. La culture du trèfle semble tout à fait ignorée; on croit généralement que ce précieux fourrage ne peut prospérer sur les terres légères du diluvium, et néanmoins dans le pays limitrophe, en Belgique, on en obtient des récoltes magnifiques sur des terres exactement pareilles ; seulement on y met du purin et des cendres, des cendres de tourbe notamment , qu'on achète en Hollande. Quand les cultiva-

Googk

teurs hollandais auront appris à faire usage de cet excellent amendement au lieu de le laisser sortir du pays, ils auront des trèfles tout aussi bien que leurs voisins.

Il est temps aussi que la Néerlande se mette sérieusenaent à l'œuvre pour rendre productifs les 700,000 hectares de terrains vagues qu elle possède encore. Le quart du territoire,, livré à la vaine pâture et ne donnant que quelques mottes de bruyère tous les dix ou douze ans, c'est une lacune qui rie peut continuer à subsister dans un pays qui a de si admirables ressources et où le sol t^nd à acquérir une si grande valeur. Seulement, qu'on y fasse attention, il ne faut point prétendre brusquer la marche naturelle des choses. Deux économistes allemands, von Thunen et M. Roscher, et un agronome français, M. Royer, ont montré les premiers qu'à mesure qu'un pays se peuplait, la culture devenait plus intensive, c'est à dire employait plus de capital sur une même- étendue, passant ainsi par une série de périodes très nettement caractérisées. La première époque est celle des forêts, la seconde celle des pâturages ; à la troisième apparaît la culture des céréales

Googk

avec jachère, à la quatrième la culture des céréales avec engrais remplaçant la jachère, à la cinquième les plantes industrielles; enfin arrive la culture maraîchère (1) . Ces économistes ont très bien démontré que, lorsqu'il s'agit de mettre des terres en valeur dans une contrée isolée et peu peuplée, on ne peut intervertir cet ordre et commencer par la culture de la quatrième ou de la cinquième époque sans s'exposer à de cruels mécomptes, ou en tout cas à des sacrifices très longtemps prolongés. Or c'est ce qu'on a fait assez fréquemment dans les Pays-Bas, où l'on a

(1) Ce qui fait que. V Économie rurale de la Néerlande est plus digne d'étude qu'aucune autre peut-être, c'est précisément qu'on y trouve représentées dans leurs traits essentiels ces différentes phases de l'agriculture, depuis la culture intermittente fiur les tourbières, jusqu'à la culture maraîchère du Westland, depuis la culture morcelée sur de toutes petites parcelles aux environs de Haarlem, jusqu'à la très grande culture. Dans le polder Wilhelmina, dans le ferme de M. Amersford, dans le lac de Haarlem ou sur l'exploitation de M. Eeinders, en Groningue, on rencontre aussi les modes de tenure les plus variés, l'antique communauté germanique, dans les marken, la propriété indivise dans les bois de la Yeluwe, la propriété à peine émancipée dé la communauté sur les esschen, le bail héréditaire {beklem-regi), en Groningue, le métayage en Zélande et dans le Limbourg, enfin toutes les nuances du bail à ferme dans les différentes provinces, et jusqu'à la dime même ce fâcheux legs d'un autre âge.

trop négligé la plantation des bois dans les landes. À cet effet, le pin sylvestre offre cependant d'incontestables avantages ; il permet d'établir des massifs forestiers à peu de frais. La création, l'entretien, l'exploitation de ces massifs appellent quelques familles d'ouvriers qui forment peu à peu la colonie dont les bras mettront plus tard le sol déboisé en culture. Le chiffre énorme auquel monte l'importation des bois étrangers, montre suffisamment qu'il y â là un besoin que la production forestière du pays devrait s'efforcer de satisfaire, car les forêts de la Suède et de la Norwége commencent à s'épuiser; le prix des poutres du Nord s'élève d'année en année, et d'autre part les progrès de l'industrie et de la richesse publique augmentent la consommation du bois dans toute L'Europe, Il est donc temps de songer à l'avenir. Les propriétaires prévoyants qui auront établi des plantations sur leurs domaines seront assurés de laisser à leurs enfants des biens dont la valeur s'accroîtra rapidement, et ils pourront en outre se rendre ce témoignage, qu'ils auront contribué à la prospérité de leur patrie.

Quand il s'agit de hautes futaies, le choix de l'esse.

Googk

sence à propager offre; il estvraî, d'assez grandes difficultés. En Hollande comme ailleurs, on avait cru tout concilier en prenant le mélèze, qui semblait réunir tous les avantages, puisque le le bois en est aussi durable que celui du chêne et qu'il poussé quatre fois aussi vite; mais cet arbre, originaire des hauteurs de la Suisse, où on ne le trouve que sur les rochers de formation cristalline et au dessus, de 5,000 pieds d'altitude, semble, comme les montagnards, regretter partout le souffle froid des glaciers et le repos des longs hivers ; il ne peut s'habituer au printemps précoce et à l'air épais des plaines. Atteint d'une sorte de nostalgie, après quelques années de croissance rapide, il languit et cesse de grossir (1). Heureusement la sylviculture a

(1) La section de l'Over-Veluve de la Société d'agrîcoltare de la Gueldre s'est occupée, dans sa réanion du 26 janvier 1864, de la culture du mélèze, qui a tant d'importance pour cette partie du pays, et 11 résulte des intéressantes discussions auxquelles cette question a donné lieu que cet arbre n'a réussi que dans quelques endroits qu'on cite à titre d'exception. Le mélèze ne semble prospérer que dans le nord de l'Ecosse, où il trouve un sol et un climat plus analogues à ceux des Alpes. On ne sau« rait trop s'occuper du choix des essences forestières, car il s'agit pour l'avenir d'un produit du sol dont la valeur se comptera par centaines de millions, si on établit les plantations avec soin.

Googk

fait de nouvelles conquêtes, et l'une des plus' précieuses est le pin d'Autriche {pinus nigra atLStriaca), qui se développe aussi très vite et qui se contente des plus maigres terres. Avec ces deux résineux, le pin sylvestre pour les bois légers et le pin d'Autriche pour les hautes futaies, la Hollande doit faire la conquête de ses landes et les transformer peu à peu en forêts assez étendues^ pour répondre en grande .partie aux besoins de la consommation intérieure.

En résumé, un meilleur assolement dans la région des sables, plus de soin à recueillir les engrais dans la région de l'argile et plus de plantations dans les landes encore trop étendues, voilà les améliorations principales que réclame l'économie rurale de la Néèrlande. Déjà de divers côtés on travaille dans ce sens, et tout indique que les efforts seront couronnés de succès.

Par suite de la configuration du pays et plus encore Ses circonstances, les classes aisées s'étaient vouées presque exclusivement au commerce, et cependant le Hollandais, non moins que l'Anglais ou l'Allemand, aime la campagne; il est, comme on dit de l'autre côté du Rhin,

Googk

naturfreund, c'est à dire ami de la nature. Sa littérature même le prouve, car on y rencontre tout un groupe spécial de poésies destinées à célébrer les délices de la vie champêtre et les caractères propres de chaque province, de chaque district. Ces bucoliques s'appelaient desarcadias{l)y et quoique la plupart soient d'un goût suranné et un peu trop surchargées de souvenirs mythologiques, il s'en trouve dans le nombre quelquesunes qui sont naïves et vraies. Le nombre immense des maisons dé campagne et le soin

(1) M. Sloet toi Olduîs, a publié dans sa Hevnet que nous avons déjà plus d'une fois citée, une série d'études sur les Arcadias. Voyez entre autres le charmant article intitulé DeZuchi fiaar het landleven-Tifdschrifù (â** amiée). On peut citer parmi ces poésies consacrées à chanter les Arcadias et les Tempes delà * Néerlande : Zt/debaalen, door Hoogyliet, De Lustplaate Soelen, door Claus Bruin, Groeneveld, door Vandermarre, Het Haarlemmerhoutf door Helmers, Het Haaysche bosch, door van Hall, Tkamen, door Simons, Walckersche arcadia, door Gargon. C'est par erreur qu'à la page 79 j 'avais attribué cette Arcadia à Ewoud. Ewoud est le personnage fictif qui chante les vers que j'ai cités. Les écrivains hollandais habitaient aussi volontiers une maison des champs enfouie dans la verdure. Cats avait son Zoigvliet, Huyghens son Holewyk, Westerbaan son Occenburg; Descartes même, comme on sait, résidait à la campagne. A cette veine buccolique correspond l'inspiration champêtre des maîtres hollandais Ruysdael, Hobbema,Potter,Cuyp, Berghem, etc.

Googk

minutieux qui y pjéside à lentretien des fleurs et des bosquets révèlent aussi le goût de la vie rurale. Sans doute on ne trouve guère ici de ces châteaux accouplés à une vaste ferme dont ils dominent la cour, comme on en voit tant encore * en France et dans le sud-est de la Belgique ; mais il ne faut pas oublier que là noblesse féodale a disparu de bonne heure, et que Jes riches commerçants qui lui ont succédé tiraient leurs profits du trafic avec l'étranger et non du sol de leur pays. La terre était restée ainsi entre les mains des paysans, qui s'enrichissaient sans aspirer à changer d état et sans songer à vendre leurs biens." Toutes les grandes villes étaient d'ailleurs situées dans la zone des herbages, qui ne comportait qu'une exploitation pastorale extrêmement simple et peu faîte pour tenter l'activité des capitalises qui auraient pu s'occuper d'améliorations agricoles. On se contentait d'avoir près des villes, à l'abri des dunes ou sur quelque relèvement sablonneux au dessus du niveau des hautes eaux d'hiver, une maison des champs, ou môme un petit pavillon, koepeltjel refuge verdoyant et tout orné dç fleurs, où l'homme d'affaires venait se reposer du

Googk

3t4 LES CULTURES ET LA PRODUCTION.

mouvement trop aridp des Ijransactions commerciales et financières. Comme on ne pouvait aller chercher les arbres dans la forêt, on les amenait jusque dans l'intérieur des villes, on en plantait les rues, les bords des canaux, et on aménageait aux portes de la cité des bois tels que ceux de Haarlem et de La Haye, où des foules silencieuses et paisibles viennent respirer la fraîcheur sous les vastes rameaux des hêtres et des chênes. Depuis quelles ont pu abattre leurs murailles, élevées autrefois pour repousser les Espagnols, les villes hollandaises ont pris un caractère tout à fait agreste. Les remparts sont convertis en promenades, en pelouses vertes qui se marient par échappées aux prairies des environs; les bastions démolis se sont changés en petites collines plantées d'arbres exotiques aux feuillages des teintes les plus variées; les fossés, des divers côtés réunis, aux canaux qui traversent le pays, reflètent ces gracieux paysages dans le miroir de leurs eaux immobiles, qu'animent de temps à autre un bateau aux vives couleurs oix quelques cygnes que les jeunes filles apprivoisent et nourrissent comme dans les légendes du Nord. Partout des

Googk

corbeilles de plantes rares, que les écoles publiques apprennent aux enfants à respecter, embaument Tair ou charment les yeux et donnent à l'ensemble un cachet de soin et d'élégance qui ravit. La campagne embrasse et envahit la ville, qui, tout enfouie sous ses verts ombrages, ressemble, avec ses vieux clocliers, à quelque antique manoir féodfil de l'Angleterre posé au milieu d'un parc immense. Ce n'est qu'en donnant un caractère champêtre aux lieux de leur résidence habituelle qu'a pu se manifester ici l'amour de la nature, si prononcé même chez les populations urbaines de la Néerlande; mais quand le chemin de fer aura relié les diflférentes parties du pays, il faudra que le capital accumulé dans la zone de l'argile aille féconder la maigre région des sables. Trop longtemps* ce capital est allé chercher dans les emprunts des États étrangers un placement hasardeux, souvent suivi de pertes effectives et toujours sttteint d'une dépréciation inévitable et continue; appliqué à la mise en valeur du sol national, il donnera des profits bien plus sûrs et non moins élevés.

Tel est, dans ses traits généraux, le spectacle qu'offre le domaine agricole de la Hollande. On

Googk

le voit, dans le grand mouvement de progrès matériel qui caractérise notre époque, la Néerlande marche au premier rang. Pour sy maintenir, elle a tout ce qu il faut : la liberté, la prévoyance, l'esprit d'association, Tinstruction, le capital, des bras, et des espaces à conquérir, non Tépée à la nftdn, sur des peuples voisins, mais avec la bêche et la charrue sur la stérilité des sables et des landes.

Googk

Dans un article sur la bibliographie agricole de la Néerlande, inséré dans le Tydschnft voor Nyverheid, 1844, M. H. C. VAN Hall, professeur à l'université de Groningue, indique les ouvrages suivants :

Naiuurhjke historié van Hollandy door J. Le Fsancq- VAN Bebkey. Amsterdam, 1769-1779.

Von Bœnninghausen. Ueber die Ttoenliache EoggenîoirschafL Berlin, 1820.

Tegenwoordige ataat van Drenéhe, door H. P. van Lier. Amsterdam, 1795.

Statiatiek van de provincie Drenthe, door M. P. W. Als- TOBPHiXJS Geevelinck. Asseu, 1840.

J. H. van Wolda. ScAets van den Landbouw in min' vruchibare streken, Groningen, 1841.

H. W. VAN DEB KoLK, J» ^c^ Magazyu van Landbouw, m, Beschryving van eene veeboereplaats in Friesland.

Tegenwoordige staat van Friesland, 1789.

ÈCOMOMIB RURALE. H

Googk

J. HoRA SiccAMA. Veralag wegens het roppen, Gronîngen 1816.

H. C. VAN Hall. Veralag van een hndbouickundig reisje door Wesitooldingerland en een gedeelte van BrentJi^, (Tydschrift voor Nyverbeid. V. b. 113.)

C. J. Geerstema. Schets van den landbouio in nieuw S/ieemda. (Tydscbrift voor Nyverbeid. VII. b. 485.)

Bydragen toi de ëtatisiiek van den Nederlandsch landbouw heiverkt, door H. C^ Van Hall. (Tydscbrift voor Nyverbeid. X. b. 172.)

H. C. VAN Hall. InvloedvanNederlandopdelandboutovan het overlg Europa, (Tydscbrift voor Nyverbeid. VII. b. 609.)

H. C. VAN Hall. fFaaraan Jieeft Nederland's landhouw behoefte? (Tydscbrift voor Nyverbeid. IX. b. 618.)

H. C. VAN Hall. Beachryving van de hennepteelt in Nederlanden. Groningen, 1828.

A. NuMAN. lek voor het zaayen op ryen, Groningen, 1827 .

J . C. Yki?, Manier van zaayen en mesten in de veen-kolonien .

A. NuMAN. Handleiding tôt de inlandsche opsteelt, Haarlem, 1835.

J. P. ScHELTEM A. Oc^ de nederlaudsche graslanden, in den Buitenman.

Het Magazyn van landbonw^ door Eops. Haarlem, 1804-

Je tâcbe de compléter cette bibliograpbie donnée par M. van Hall, en insérant ci-dessous le titre des ouvrages et des articles dont il m*a été donné de prendre connaissance. Mais je dois avouer que ces indications sont encore loin de comprendre tous les écrits qui se rapportent <à l'économie rurale de la Néerhnde.

Googk

Je citerai d'abord les publications périodiques :

De Vriendvan den landman^ uitgegeven door J. C. C. En-

KELAAB.

Boeren-goudmyn,

Landbouw courant, uitgegeven door D. L. Mulder.

Magazyn voor landbouw en kruidkunde, uitgegeven door D. J. Ballot.

Verslag van het landhuishoudkundig congres y 1846-1863.

Tydachrift voor ataalhuishoudkunde en stalistiek, uitgegeven door B. W. A. Sloet tût Oldhxjis.

Versîag van den landbouw in Nederland. Publication annuelle du ministère de Tintérieur. Le rapport de 1861- 1862, le dernier paru^ est surtout parfaitement fait.

Huisboek voor den landman in Nederland, door W. C. H. Stabing.

De Aardkunde en de landbouw van Nederland, door W. C. H. Staring. Haarlem, 1862.

De Landbouw op de nederlandsche zandgronden, door W. C. H. Staring.

De Bodem van Nederland^ door W. C. H. Staring. Haarlem, 1860.

Voormals en thans. W. C. H. Staring. Haarlem, 1858.

De Aardkunde van Salland en het land van Vollenkove, W. C. H. Staring. Zwolle, 1846.

De Aardkunde van Twenthe, W. C. H. Staring. Zwolle,

JSen blik op den frieschen landbouw, door J. B. Boeke,

Googk

O. Heldring. JFandélingen over de Velutoe,

Memorie over den landbouw in het koningryk der Neder^ landen. S'Hertogenbosch, 1830.

J. KoFS. Redevœring over den noord nederlandscken bodem àU meer geschickt voor den landbouw dan die van vêle andere landen in Europa,

Opkomsi der veen-kolonien Hoogezand en Sappemeer^ door Blaupot ten Kate.

DeDoUard, door G. Statingh en G. A. Venema. Gro- Dingen, 1855.

Dieputaiiode escis Drenthinis, auctore J. Tongkens.

ffei oude régi en huishoudeh/ke besluur der marke Woolde in Tteenihe, door B. W. A.Sloet tôt Oldhuis.

Froeve eener statiatiek van den landèonm in de gemeenie Winschoien over 1859. Groningen , 1860.

Bivier-polders in Nederîand, door B. Te Gempt. Haarlem, 1857.

Ahude staat des vaderlands, Agkek Stbatingh. Groningen» 1852.

Beis door de Veluwey Over-Fssel en Drenthe, in den nazomer van 1819, door D. graaf van Hogendobf. S'Gravenhagen, 1820.

Over-Feluîce, door Haasloop Werner.

Ferslag over den toestand der arheidende klasse ten platten lande in de provincie Utrecht, door F. H. C. Drieling. (Tydschrift voor staatshuishoudkunde, etc. IX. b. 283.)

SlatisHesche beschryving van Gelderland door de commiasie van landbouw . Arnbem ,1826.

De hooge veenen en het veenèranden, door G. A. Venema. Haarlem, 1856.

Christian Trotz. Jus agrarium faderati Belgii.

Googk

P. G. VAN DiGGELEN. JScn woord over de vraag : wat zyn ryj3e^ro»{f(?«, Zwolle, 1851.

Tegenwoordige ataat der vereeniffde Nederlandm^ uitgegeven by Tirion (1746-1793).

MarJcen op de Feluwe, door L. A. J. W. Sloet.

De landbouwendeklasse in SaUand, door M .* J. Zeehuysen . (Tydschrîft voor staatshuishoudkunde en etatistiek.)

De Plasbouw in Nederland, door M. E. Havelaab. Haarlem, 1856.

Verhandelingoverhet afplagen derheidevelden, door J.van

ROYEN.

Landbouwhundige heschryving van een gedeelte van NoordffoUand, door J. Bouman. (Tydschrift voor staatshuishoudkunde, etc.)

Landbouwhundige bêachrgving van eett gedeelte der provinde UtrecMy door G. Wittewaal. (Tydschrift voor Nyverheid. II. b. 1.)

Landbouwkundige heschryving van eene gedeeUe der provincie Zeeland, door van Habssum.

Over de bevoegdheid der Markgenootachappen, door M. C. A. VAN Enschut. Groningen, 1818.

De Groninger landbouwer in zyn vak, door J. F. Ztlker. Groningen, 1843.

Aanteekeningen omirent den landbouw in de veen-kolonien der provinde Groningen, door W. J. D. van Itersum,

Eenbezoek aan Walcheren in 1860, door F. Nagtglas. Middelburg, 1862.

Opgave van eenige proeven, ten heîoyze dienende dat vêle van de hoUandèche duinen die gansch nuiteloos ledig liggen^ ^met weinige kosten tôt grooter voordeel zouden kunnen verbeterd en gewyzigd worden. 1775»

Googk

3ââ BIBLIOGRAPHIE.

Baron de Perponcher. Palemo of duingedigt.

Van Lennep. Dninzang.

Bezoek derprovincie Groningen, door I. J. E. Enkelaâr, in den Vrieiid van den laudraan. 1859.

HandboeJc voor veengra^ery en landontginnltig in de hooge veenen, door H. L. Stemfoort. Assen, 1847.

H. 0. Feith. Het groninger heklemregt,

M. J. Haakma-Tresling. Berigt beirekkelyk het régi van èeklemming,

UiLKENS. Handboek voor landhuiahoudkunde,

Bergsma. Handboek voor landhuishotidkMide.

Landontginning eti landbeuw in de veen-kolonien der provincle Groningen, door T. Bokgesius. Haarlem, 1856.

De Verhoiiding van den landboiiw M den bodem en de bevolking, door U. G. Schilthuis. Haarlem, 1858.

Wandeling naar de zeeduinen van Wassenaer^ door A. P. TWENT. 1806.

Be Aard van gronden van Drenthe^ onderzocht door I. J. VAN KoYEN. Groningen, 1852.

J. H. VAN Herwin. Vertoog hoe nuttig het voor Jtet gemeene land en voor de meijerye van S^ Hertogenboach zoude zyn, zoo veel heide als mogelyk aldaar tôt bouw- en toeilanden te maken, S*Hertogenbosch, 1776.

P. E. De la Court. Mémoire couronné sur le défriche^ ment des bruyères, publié chez J. P. Hoffers. 1800.

J. C. G. VAN DER Brugghen VAN Croy. Différents travaux sur la culture du sapin,

J. VAN Kyokevors-el. Sur les plantations de sapins,

J. Martin van Gefpen. letsnopens de slaat der onlgin^ ningen in de provincie- Noord-Brabant, In de Bydragen der natuurkundige wetenschappen. 1830. Y.

Googk

W. C. AcKERSDYCK. Aanme7'kivgen omirent de onjbehoiiwde grondén in de proviticîe Noord-Brabandy indenNnQwA des vaderlands. 1832. B. 103.

Beredeneert overzigt der landbouwhindige schriften betrek kelyk derprovincie Noord Braba?ity doorD^ C. D. Hkr3Ians. S*Hertogenbosch, 1845.

De Nede7'landsche boerensiand, historisch bcschreven door M. H. J. KoENfiN. Haarlem, 1858.

Nieuwe wyze van landbowven, door de predikant Cornelis VAN Engelen.

Die reihenkuUur nach den in den Niederlanden gemachten beobacMungen, von Johann Fœrber.

Aanteekeningen omtrent een paar onde veluioache bosscheUf door G. A. DE Meester. Arnhem, 1850.

Beschrgving van het Goréelschebosch, door Haasloop Werner(1855).

Googk

Googk

NOTE SUR LE LAC DE HAARLEM , COMMUNIQUÉE PAR M. VAN DE POLL, DYKORAAF DU HAARLEMMERMEER POLDER.

Voici le tableau des frais de dessèchement du lac de Haarlem depuis 1839, jusqu'au 31 décembre 1855 :

Travaux pour récoulement des eaux du Ryniand et améliorations au canal et à recluse de Katwyk, aux machines de Halfweg et de Spaarndam. . fl. 1,089,167

Machine de Gouda 200,000

Pour le grand canal de ceinture de la digue . . . . fl. 2,015,657

Pour l'achat des terrains nécessaires à la construction du grand canal et de la digue 684,51 i

Pour les machines à vapeur Leeghwater, Gruquias, Lynden, réparations à ces machines, traitements des employés et combustibles , . . . 2,229,523

Travaux pour améliorer la navigation du Spaarne, chemin de halage, ponts, améliorations de quelques canaux y joints 133,288

A reporter fl. 6,352,149

Googk

Report fl. 6,352,149

Travaux de défense pour Amsterdam ...'... 275,921 Pour les grands canaux, petits canaux, chemins, fossés dans le lac «,261,199

Entretien des travaux et machines 363,751

Frais de voyage des membres de la commission. Ingénieurs, frais de bureaux et procédures 639,477

Dépenses imprévues 46,247

Total n. 8,938.744

Comme Ton voit, la dépense totale est de 8,938,744 fl. ou 18,885,000 francs.

On ne peut pas imputer la totalité de cette dépense au dessèchement du lac, car on remarquera qu'il y a des travaux qui ont été faits pour le Hoogheemraaedschaf du Eynland, pour la défense d'Amsterdam, pour la navigation du Spaarne, etc.

Quand on ne compte pas ces travaux, on obtient le résultat suivant :

Total des drpi»nscs fl. 8,938,744

Travaux à déduire pour le Rynland. . fl. 1,289,167

Défense d'Amsterdam 275,921

Travaux pour la navigation du Spaurnc 133,288

Reste fl. 7,240.368

7,240,368 fl., tel est donc le total des dépenses pour le dessèchement, non compris la rente du capital de fl. 8,000,000, alloué par le gouvernement pour cette entreprise.

La vente des terrains a donné les résultats suivants : 16,822 hectares ont été vendus en onze ventes publiques.

Googk

pour la somme de 7,972,400 florins, ce qui donne un prix moyen de fl. 473 T hectare. Le prix de vente des terres a varié de fl. 200 à fl. 900, suivant la qualité et la situation des terres, et comme cela arrive souvent pour les terres nouvelles, on s'est trompé plus d'une fois dans la qualité, de sorte que ley uns ont fait de très bonnes, d'autres de très mauvaises affaires.

Le gouvernement a affecté au service public :

496 hectares pour les digues, etc.

250 — pour le canal de dérivation.

32 — pour y bâtir deux villages.

46 — situés près de la machine de Cruqnius (vendus en 1858).

16 822 — ont été vendus €n vente publique.

47,646 hectares, étendue du lac.

Les 32 hectares réservés pour y bâtir deux villages sont situés à deux endroits différents.

Le gouvernement vend ces terres à 30 cent, le mètre carré, à condition qu'on y bâtisse une maison, dont la façade soit en briques.

Les terres sont louées à un prix qui varie de 20 à TOO fl. l'hectare.

Pour la culture du lin, elles se louent, préparées pour les semailles, de 250 à 500 florins l'hectare.

Quelques propriétaires cultivent eux-mêmes leurs terres. Il y en a qui bâtissent les fermes nécessaires. D'autres louent leurs terres à des fermiers à condition que ceux-ci bâtissent les fermes, de manière que le propriétaire a une garantie pour le paiement du loyer.

On se contente en général d'une rente de 4 à 5 pour cent

Googk

pour son argent, quoiqu'il y en ait qui obtiennent dé 10 à 12 pour cent. Enfin, il y a des propriétaires, qui divisent leurs terres en lots d'un demi-hectare, pour les louer à des ouvriers, qui sont obligés d'y bâtir eux-mêmes leurs maisons, d'ordinaire mal construites, et couvertes d'un toit en paille.

Longueur de la digue 59,596 mètres.

— des canaux dans le polder 170,200 —

— des chemins 223,139 —

On trouve dans le polder soixante- neuf ponts et douze voies de communication avec les villages environnants.

Les terres sont situées de 4,00 à 4,50 mètres au dessous de A. P. (Amsterdamsch peil ou niveau de la mer à Amsterdam).

Le canal de ceinture a une profondeur de 3 mètres.

Les grands canaux ont une profondeur de 2 mètres (dansle polder).

Les petits canaux, de 1 mètre 50 centimètres.

Les fossés ont en général une profondeur de un mètre et demi, sur une largeur de 3 mètres et demi.

La hauteur de l'eau varie en hiver de 5 mètres à 5,20 mètres au dessous de A. P. ; en été, l'eau descend jusqu'à 4,70 mètres au dessous de A. P.

La hauteur de la digue est de 0,70 mètre au dessus de A. P.

Chaque propriétaire doit payer 9 florins par hectare, pour frais d'entretien des machines, canaux, digues, chemins, etc.

Tous les chemins çont en gravier et larges de deux mètres.

Googk

à deux mètres et demi; on compte 15 centimes par mètre de frais d'entretien.

DESCBIPTION DES MACHINES.

Chaudières, système Cornwall. .

Chaudières bouilleuses .....

Tension de la vapeur (atmosphères) .

Nombre des pompes

— — en fonction .

Diamètre des pompes (mètres). . * Hauteur ou différence des nivaux (met.).

Diamètre du petit cylindre (met.).

— du grand cylindre (met.) Épaisseur du petit cylindre (met.)

— du grand cylindre (met.) Coups de piston par minute. . .

Longueur du coup de piston en mètres.

Mètres cubes d'eau élevé par chaque

pompe

Effet utile en chevaux de force. .

»B Leefhiiter.

vu tnviiB •■te LjBi(

Chaque pompe donne donc pour le Cruquius et pour le Lynden 8 mètres cubes. Ces machines fonctionnent en général avec 7 pompes, et donnent 6 coups de piston par minute, ce qui fait par minute 336 mètres cubes d'eau, ou 336,000 litres.

Le système des machines à vapeur est celui de l'anglais Sims, et f chacune -d'elles exige 250 hectolitres de charbon dans les 24 heures.

Il n'y a pas d'écluses qui mettent les eaux du lac en com« munication avec le canal de ceinture.

KCGNOmi BUBALE.

Googk

ADMINISTEATION DU POLDER.

La commission administrative qui prend soin de Fentretien des travaux se compose d'un président ou Bykgraaf^ de six membres ou heemraden^ chargés de l'exécution, et de quinze conseillers ou hoofdingelanden. Ces derniers sont nommés par les propriétaires, qui yériflent et fixent le budget et les comptes.

Pour être électeur, il faut posséder au moins' 5 hectares et pour être éligible 18 hectares.

Les conseillers choisissent le président ou dykgraaf et lessixheemraden.

Tous les membres de la commission sont nommés poar six ans et rééligîbles.

Le Dykgraaf reçoit fl. 2,000 par an.

Le Heemraad 400 —

Le Hoofdingcland 10 pour chaque séance.

Le polder était en 1856 dans un état déplorable; travaux, machines, canaux, chemins, etc., laissaient beaucoup à désirer. Les machines étaient toujours en défaut; on n'avait pas de chaudières en réserve, et, après un travail de . six semaines, on était obligé de s'arrêter pour nettoyer les chaudières, ce qui occasionnait beaucoup de retards et permettait aux eaux de monter. Beaucoup de terrains furent même inondés.

En 1857, une commission fut nommée pour rechercher les moyens d'arriver à de meilleurs résultats.

Ce fut en 1859 que Ja commission des hoofdingelanden

Googk

ANNEXES. S3l

prit la résolution de faire ajouter deux chaudières au Cruquius.

En 1860, on décida d'augmenter aussi le nombre des chaudières des autres machines.

Ces mesures ont eu les plus heureux effets, ainsi que le prouvent la situation présente du polder et le prix croissant des terres. La vente de 180 hectares qui a eu lieu le 25 juin dernier (1864) à Haarlem, a rapporté 216,000 florins, ce qui fait avec les frais de la vente 236,000 florins, soit par hectare 1,820 florins.

En 1860, la consommation de charbon pour Tannée avait été de 83,500 hectolitres; après la réparation, elle n'a plus été que de 45,000 hectolitres par an. On compte que les machines fonctionnent ensemble 8,500 heures par an. Le prix des charbons est de 50 cents (105 centimes) par hectolitre.

En 1862, on a dépensé pour le charbon 20,537 florins, et en 1863, 35,000 florins.

L'amélioration des chemins, tous construits en gravier, a coûté en\iron 272,000 florins, mais le gouverneàient et la province de la Hollande septentrionale ont donné un subside de 143,000 florins. Le polder a donc dû payer i 29,000 florins.

Page 1