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SI LA NÉERLAKDE
lande intellectuelle qu'on livrât aux flammes. Habitués à conàdérer le calvinisme comme le palladium de leurs droits etde leur existence nationale, les Hollandais combattent danstoutes les occasions pro ans etfoeis. La réforaie religieuse s'est identifiée cbei eux avec le patriotisme. A tortoa àraison, lesHollandais cathoUques sont suspects aux protestants de vieille roche : leurs pieds, dit-on, sont SUT le sol delà Hollande, mais leur cœur est à Rome. Ce sont des préjugés, si l'on veut ; mais il est juste de reconnaître que ces préjugés ont des racines dans toute la tradition historique de la^Néerlande. Quand, après 1830, la Belgique s'émut et prononça le mot de séparation, la Hollande vit distinctement d'où venait lablessure. Elle reconnut la main du clergé catholique dans la révolution belge. Il y eut dans les Pays-Bas une prise d'armes protestante'; le vieuxCalvînfrémit dans sa tombe, et tout le monde sait aujourd'hui que sans l'intervention de la France, la Hollande aurait ressaisi les provinces du Sud. Cesévénementsnecontribuèrentpointàréhabiliter les catholiques hollandais, qu'on accusa d'avoir vu les efTorts des catholiques belges, sinonavecunesympathiedirecte et avouée, du moins avec une contenance passive. La Néerlande, ce petit pays que pressent et menacent de grands Étals, a senti de tout temps le besoin de se couviir, comme autrefois lesJuifs, d'un Dieu national. La foi calviniste s'est incorporée à la défense du territoire, aux monuments publics, à l'histoire visibledu p&ysi c'est de cette position élevée qu'elle défie les entreprises