‹ La néerlande et la vie hollandaiseChapitre 22 sur 68 · II. i-.<i-",G(Hinlc · texte numérisé non relu

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m LA NEERLANDE

des idées, il poarrait dii moins endormir le cerveau. Moins loquace et plus contemplatif que le Français du Hidi, le Hollandais est silencieux, mais il n'est point taciturne. Les peuples gais ne sont pas toujours les peupies heureux"; il en est parfois de l'homnie qui rit comme de l'enfant qui chante en traversant un bois durant la nuit pour s'étourdir. En Hollande, on trouve ce que les penseurs nés dan^ les époques d'agitation morale n'atteignent jamais, ce que cherchait Dante, la paix. 11 n'est pas rare de rencontrer, chemin faisant^ sur de petites mcûsons où l'on donne à boire, cette enseigne: Pax inirantibus (1). On dirant que la vie est comme l'onde des canaux, qu'elle ne coule pas. Soit illusion ou réalité, il nous a paru que l'heure sonnait Ici plus lentement qu'en France, et elle chante avant de naître. Ces carillons produisent, à distance et sur l'eau, un eSet difficile à décrire. Tout le caractère de la vieille Hirilande est dans ces sonneries graves, dans ces voix éoliennes que les pères ont entendues et /]ue les fils entendront après eux. A Utrecht, ville essentiellement protestante, l'heare chante un cantique selon le rît réfonné. Cette suavité toute puritaine, ces groupes de notes que le clo-

(1) Ces débris de latinilé se rencontreot A chaque pas en Hollande, et cependant les enfants } apprennent moins les langues moi?te8 que les vivantes. A Utrecht et à Leyde, villes universitaires, Il est vrai, on volt %ar les maisons bourgeoises des écrlteaui avec celte inscription : Cubiculum locattdum. A la Haye, où il n'y a point d'étudiants, nous avons trouvé un magasin sur lequel est écrit: Cibaria saluberrima, • pour désigner une composlUon alimentaire. •

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