A A. -FERDINAND HEROLD
Les gemmes et les ivoires Et les éclairs chrysobéryls Mêlent d'éclairs puérils Le deuil des tulipes noires.
Fleurs lourdes du jardin triste Où pleure un jet d'eau lointain Le sourire du matin Vous vêf. d'or et d'améthyste.
Aux fêtes sentimentales S'attardent dans les halliers Un à un les chevaliers Auprès des princesses pâles
Dont les doigts las sont des fleurs Qui apaisent leurs douleurs.
De toi seul fils et l'aïeul Naît aux portiques du Rêve Le guerrier de qui le glaive Soit le simple et clair glaïeul.
En ses doigts tige qu'isole D'un geste las son dédain, Il t'a prise à quel jardin De Spolète ou de Fiesole,
Pour, le héros puéril Surgi d'un lointain de l'âme, Abdiquer la fleur de flamme Aux futurs pourpris d'avril
Où des roses seront fières D'être des roses-trémières.
POUR STEPHANE MALLARME