‹ La Nef désemparéeChapitre 45 sur 46 · RENAISSANCE · texte numérisé non relu

RENAISSANCE

Debout 1 sauve ta vie, ou, l'arme au poing, succombe Aux forces que suscite un combat de héros ! Lâche, vas-tu pleurer les loisirs pastoraux Quand hurle l'ouragan ou tournoie une trombe ?

Déjà gît sur le sol la honteuse hécatombe Des plus prompts à saisir leurs glaives aux fourreaux ; Va, frappe ! Entasse au fond des gouffres sépulcraux La houle des intrus sur qui ta flèche tombe.

Us se ruent en rumeurs hagardes ! Prends Tépieu, Frappe ! et si tu meurtris le visage d'un dieu, Que la fureur l'enflamme ou qu'un désir le brûle,

Qu'importe ? Leur défaite est sûre. Achève-la ! Tu t'es dressé. La mort les harcèle, et voilà Que leur horde à son tour a pris peur et recule.

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