LA PARESSE
Pour une eau-^forte en couleurs de H. Detouche.
Tant d'espoirs doux parmi la lassitude nés
Pour des yeux demi-clos s'écoulent comme un fleuve ;
L'immobile et la multiple volupté neuve
Se disperse en miroitements inopinés.
Accoude à du songe ton beau front pur. Éprise De mieux qu'elle, que veut la Vie et tout son bruit Ravir à ton extase sereine, où ne luit Qu'un clair soleil jailli du regard qu'il irise ?
130 LA NEF DÉSEHPAIléE
Si la spirale couve un Bommeil morne et lent, Ta peDiée a tissé, comme ud fil l'araignée, Le manteau d'oubli lourd dont tu sais, résignée, Tristement dorloter YeBroi d'un hiver blanc
Jusqu'au printemps nouveau dont la verdeur redresse Mâme la tige de tes rêves, 6 Paresse !